Être un chef des supplétifs des FARDC ne vaut pas impunité et 2 généraux des Wazalendo l’ont appris à leurs dépens : les généraux Mbuo et Miyimba ont été mis aux arrêts pour des faits graves comme des tueries et viols dans cet Est de la RDCongo où ils combattent les éléments de l’AFC-M23, mais aussi entre eux, traversés qu’ils sont par des courants centrifuges et guerriers !
La RDC a décidé donc de nettoyer les écuries de ses alliés devenus de jour en jour encombrants. Non seulement laisser prospérer de tels comportements nuit aux populations, mais produit des effets néfastes sur la troupe, les militaires.
Et si au Kivu, on essaie de maintenir des combattants probes et intègres, et bouter hors l’AFC/M23, à Kinshasa, les députés retournent au Palais du Peuple pour une session très studieuse : à commencer justement par cette insécurité interminable à l’Est ou plutôt cette guerre sans fin à laquelle il faut trouver une solution. Quoi de plus normal donc que revisiter l’Accord signé à Washington le 4 décembre 2025. Surtout donner quitus au gouvernement pour concrétiser cet Accord lequel, quoi qu’on dise, est avantageux pour la RDC, sécuritairement, si on s’en tient aux récentes sanctions contre le Rwanda.
Un dessert consistant attend sans doute aussi les honorables élus : la révision de la Constitution qui tient à cœur le camp présidentiel et sans doute le chef de l’État lui-même Félix Tshisekedi. Oui, « Fatshi » ne fait plus mystère qu’il veut toiletter la Loi fondamentale en retouchant certains articles dont le moindre n’est pas celui lié aux baux présidentiels.
L’article 218 de la Constitution stipule que l’initiative de la révision constitutionnelle en RDC est laissée à l’initiative des députés. « Fatshi » veut un 3e mandat et si on s’en tient au rapport de force à l’hémicycle, il est majoritaire avec une opposition existante mais affaiblie par des défections et des prises de guerre du camp au pouvoir comme Muzito. C’est un véritable marathon politique et sécuritaire pour Félix Tshisekedi qui a décidé de ne plus se laisser dicter son agenda politique par la situation au Kivu. C’est lui qui veut être le maître des horloges pour la distance qui le sépare de la prochaine présidentielle. Mais des adversaires sont en embuscade ; ce pays-continent possède des problèmes à la dimension de son gigantisme. 2028 sera le résultat de la gestion de ces équations.
Aujourd’hui au Faso


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