Qui sommes-nous

Si l’âme d’un journal, ce sont les journalistes, son corps demeure les lecteurs, lesquels lecteurs au Burkina Faso, ont gagné en maturité et en nombre, même s’il est vrai que le journal reste un média élitiste. L’avènement qu’est l’événement de la toile qui a métamorphosé notre planète en un minuscule village dans lequel tout se sait en une fraction de secondes, ne laisse d’ailleurs plus de choix aux médias hard (papier) : ils doivent répondre impérativement aux attentes du lectorat, sous peine de fermer boutique. Pourquoi la création d’Aujourd’hui au Faso ? Il y a un temps pour tout et ce nouveau canard qui promet de cancaner l’information juste, est le fruit de notre décision d’apporter une contribution à la consolidation ou au renouveau démocratique burkinabè, c’est selon. Une démocratie qui, sous tous les cieux, se nourrit de deux mamelles essentielles : une justice indépendante et une presse libre et plurielle. Nulle prétention à quoi que ce soit, de notre part .Des devanciers aguerris ont déjà abattu une tâche immense dans ce sens et continuent à le faire. Nous nous considérons toujours, en toute modestie, en apprentissage, à l’image du sage Solon qui l’affirmait alors qu’il était octogénaire.

Pour notre part, après 5 ans de métier au quotidien Le Pays et 18 années de pratique, au quotidien l’Observateur paalga, nous avons eu la faiblesse d’estimer que le moment était venu d’ébaucher notre propre sillon, en apportant notre « écot » intellectuel à l’édification de la vie nationale. En effet, Aujourd’hui au Faso paraît, alors que notre pays, le Burkina est à un tournant-clé de son histoire. Nul besoin de faire Sciences Po pour constater que depuis plusieurs mois déjà, l’encéphalogramme politique connaît des pics. Le lanterneau est en ébullition et l’article 37 et le Sénat sont devenus crisogènes tant ils cristallisent toutes les passions et les rancœurs recuites. Un cheminement normal de la démocratie et les médias ont un rôle capital à y jouer .Aujourd’hui au Faso ne se débinera pas à cette mission. C’est le lieu, dans cette Lettre de l’Editeur de remercier infiniment, le fondateur des Editions Le Pays, Boureima Jérémie Sigué qui nous a mis le pied à l’étrier, dans les années 90 ,qui nous a forgé dans ce moule sacerdotal qu’est le journalisme. Comment ne pas saluer, avec componction, celui qui a tracé le premier, les linéaments de la presse privée écrite au Burkina Faso, le doyen Edouard Ouédraogo, de l’Observateur paalga? Nous avons marché aux côtés de ce dernier, pendant presque deux décennies. Que ces deux icônes de la presse burkinabè qui sont nos Robert Hersant et Philippe Amaury sur le Kadiogo, trouvent ici, l’expression de notre gratitude. Chers lecteurs, chères lectrices, Aujourd’hui au Faso est votre journal ; il fera dans l’information générale, l’analyse et le débat .Ce bébé que vous tenez entre les mains pousse ses premiers vagissements, aidez-le à bien grandir! Notre souhait le plus ardent est que de bonnes fées se penchent au-dessus de son berceau. Nous vous promettons d’éviter, autant que faire se peut, les zigzags dans la ligne éditoriale, une ligne qui sera marquée du sceau de l’objectivité. Ainsi, Aujourd’hui au Faso tentera de se tenir à équidistance des puissants lobbies (qu’ils soient politiques ou économiques ) qui sont susceptibles de faire dévier cette trajectoire éditoriale.

Aujourd’hui au Faso sera au confluent de cet axiome de Hervé Bourges : ni griot servile, ni détracteur stérile. Le journaliste pour nous, est comme un homme à jeun dans l’ébriété universelle, un homme qui est en quête d’informations par le système du recoupement des sources ; c’est donc, un homme qui est en questionnement perpétuel , et qui quelquefois, met en question. C’est en cela que souvent, le journaliste dérange. Chers lecteurs, chères lectrices, n’hésitez pas à apporter vos idées à l’élévation de ce nouveau- venu dans la galaxie médiatique du Burkina. Vous déciderez de ce qu’Aujourd’hui au Faso sera dans le futur, en fonction de son contenu. Dans un élan hégélien, qu’il nous soit permis de répéter que la lecture des gazettes est la prière du matin réaliste. Au Burkina Faso, les revues de presse des journaux dans les langues nationales, effectuées par les radios FM, chaque aurore, ont introduit l’actualité dans les chaumières. Le vieillard ou la vieille femme, du fond de sa case, est au parfum de certaines infos. A cet effet, l’affirmation du philosophe allemand est d’une brutale acuité. Bonne lecture à tous et à toutes et rendez-vous, chaque matin, dans vos kiosques.

Zowenmanogo Dieudonné ZOUNGRANA

Directeur de publication,

Directeur général d’Aujourd’hui au Faso

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