2021, Annus Horribilis : 2022, l’espoir et la victoire sont  les options !

2021, Annus Horribilis : 2022, l’espoir et la victoire sont  les options !

L’année 2021 commence là ou 2015 s’achevait, sous les staccatos des armes de terroristes et la couleur rouge sang, du sang et des larmes, de victimes. Le Burkina Faso pleure, enterre ses morts et vogue entre colère, résignation, résilience et interrogations.

L’année 2020 s’était pourtant terminée par un triomphe électoral, fruit d’un consensus électoral pour sauver la démocratie. On sent toujours les effluves de ce comice populaire. 2021 se présentant sous de bons augures, ceux, de la réconciliation nationale et de la paix retrouvée, après 5 années sanguinolentes. Ce ne fut pas le cas, puisque depuis le début de 2021, les Burkinabè n’ont cessé de compter les cadavres et les deuils nationaux se succéder.

Le chantier de la réconciliation étant déjà en branle, avec un ministre d’Etat et la promesse d’un retour de l’ancien chef d’Etat Blaise Compaoré dans les 6 mois et tous les autres quand ils le voudront. Cette paix tant souhaitée a été renvoyée aujourd’hui aux calendes burkinabè, le 11 décembre a été reporté, et toute les espérances de la paix et de la réconciliation sont noyées dans le sang et la détresse des milliers de populations dont Titao dans le Lorum porte à lui seul toute la symbolique avec la mort de l’emblématique Ladji Yoro, ce héraut du peuple résilient et combatif.

C’est dire aujourd’hui, combien au moment où 2021 s’apprête à extirper de ses entrailles 2022, le Burkina Faso a mal partout : en sa sécurité, en son territoire que visiblement les terroristes veulent occuper, notamment sa partie septentrionale et mal aussi à son économie, bref c’est un pays des hommes intègres qui enjambe ce marqueur temporel dans la tristesse et un tantinet dans la peur du présent et du futur malgré que le mot résilience traverse tous les discours. Est-ce pourtant un coucher de soleil sur le Burkina ? Non ! Y a-t-il de l’espoir ?

Oui ! Et tous les regards sont tournés vers Roch. A-t-il usé de toutes les ressources humaines nécessaires ?

Si le gouvernement resserré est attendu à l’ouvrage, il reste que le management de certains de son entourage ne permet pas de tirer le meilleur parti. La gouvernance vertueuse, la communication efficace et la mobilisation populaire manquent dans le système, et si certains contempteurs et scrogneugneu du pouvoir entonnent en chœur le départ du locataire de Kosyam, c’est qu’ils en sont arrivés au stade que la solution est ailleurs ! Roch doit se muer en véritable De Gaulle pour prendre en main son destin, celui d’être le président du Faso, intimement lié à celui de la Nation.

L’homme du 18-Juin savait que les peuples sont par essence versatiles, que dans toute guerre, on peut inverser la tendance, d’où son appel de Londres et que le petit peuple a toujours besoin d’un leader, à qui il place tous ses espoirs, en qui il a foi, pour des victoires, mais aussi pour quelques déboires.

En ce premier tiers de l’ultime mandat de Roch, bien que certaines cartes lui aient échappé des mains, il a toujours celles maitresses pour pacifier le Burkina, pour le réconcilier avec lui-même et ramener le vivre-ensemble dans la maison Burkina.

2022 ne peut être que celle de tous les espoirs. Il est temps d’espérer autre chose que ces interminables malheurs, il est temps que les Burkinabè qui ont fui leurs régions y retournent. Il est temps que l’encerclement du Burkina prenne fin.

La victoire sur les ennemis du Burkina est la seule voie qui mérite d’être empruntée.

L’échec n’est pas une option .

Bonne et heureuse année 2022 aux Burkinabè !

Aline Ariane BAMOUNI

Directrice de publication déléguée

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