24 août 2021, Ramtane Lamamra, ministre des Affaires étrangères de l’Algérie annonce la rupture des relations avec le Maroc. C’était en réponse à une sortie de son homologue marocain à New-York courant le 24 juillet sur la Kabylie.
– Le 27 septembre 2021, sur la tribune de l’ONU à l’occasion de la 76e session les 2 ministres se sont encore étripés en mondovision, sur 2 sujets tabous : la RASD et la Kabylie. S’en suivra une interdiction de l’Algérie aux avions militaires de survoler son territoire vers le Maroc. On croyait en rester là et voilà que survient ce pathos intentionnel ou pas qui pourrait mettre le feu aux poudres entre ces 2 voisins, dont les relations en dents de scie, n’ont jamais été même cordiales !
En effet hier 3 novembre, on apprenait que trois Algériens ont été tués le 1er novembre au Sahara occidental. 2 casus belli en un … ça fait trop : 3 Algériens morts sous les salves marocaines, et sur un territoire à problème, celui du Front Polisario ! Si ni les circonstances de lieu et de temps ne sont pas encore précises cet évènement gravissime est le énième prurit d’une escalade qui pourrait aboutir à une guerre.
«Leur assassinat ne restera pas impuni», a martelé le palais d’El Mouradia, la présidence algérienne, dans son communiqué-hommage aux 3 martyrs. Encore une fois, la question du Sahara occidental s’invite dans les relations tendues entre ces 2 pays. Encore une fois, l’Algérie et le Maroc se toisent sur cette ex-colonie espagnole. Le spectre d’une «déstabilisation régionale» n’est pas à craindre selon plusieurs analystes, et même si rabat n’a pas commenté cette menace à peine voilée de l’Algérie, le Royaume chérifien affirme qu’il «ne sera jamais entraîné dans une spirale de violence» et que «si l’Algérie veut la guerre, le Maroc n’en veut pas». On croise les doigts, que la sagesse et le discernement prévaleront, au-delà de la mort de ces 3 Algériens et qu’une désescalade sera à l’ordre du jour.
La REDACTION


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