3 militaires ivoiriens libérés au Mali sur les 49 détenus : Entre diplomatie souterraine et arrangement judiciaire

3 militaires ivoiriens libérés au Mali sur les 49 détenus : Entre diplomatie souterraine et arrangement judiciaire

Ce sont 3 femmes bidasses sur les 49 militaires ivoiriens qui ont recouvré la liberté depuis ce 3 septembre 2022. Awa Bakayoko, Blédou Kanga Badou Adèle et Sita Bamba, spartiates dans leurs tenues treillis ont quitté Bamako libres, cap sur Lomé où celui qui a œuvré en coulisse pour cet élargissement y vit : le président Faure Gnassingbé.

Diplomatiquement, le Togo par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Ribert Dussey  a campé les dédales de cette libération, laquelle a buté sur quelques difficultés mais grâce à l’entregent  du chef de l’Etat togolais, mais aussi de l’Algérie, du Maroc, de la CEDEAO de la Guinée …, les choses sont rentrées dans l’ordre. On a même vu le chef de la Transition burkinabè s’intéresser à ce dossier ce samedi 3 septembre lors de son 1er séjour officiel  à l’extérieur (au Mali) en l’évoquant avec Assimi Goïta.

Mais avant que le Togo n’officialise la levée d’écrou de ces 3 soldats, le procureur de la République du pôle judiciaire spécialisé de le lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale au Mali, Samba Sissoko a tenu à préciser que c’est «l’avis favorable du parquet» qui a milité en faveur de la libération des 3 militaires.

A la vérité, il faut reconnaître que la liberté retrouvée pour ces trois dames, est le croisement d’une diplomatie souterraine dont Faure était à la baguette et d’un «arrangement  judiciaire». Le parquet a décidé en son âme et conscience ou selon l’euphémisme, un verdict de justice. Car rien que la présence du ministre togolais Ribert Dussey et son homologue malien Abdoulaye Diop et surtout le ministre-directeur de cabinet d’Alassane Ouattara, Fidèle Sarassoro, lequel en parlant de «manquements et d’incompréhensions», la présence de ces personnalités dans la capitale togolaise montre à souhait que cette libération a été très bien pilotée. Et que la Côte d’Ivoire et le Mali essayent de trouver un modus vivendi sur cet incident qui empoisonne leurs relations depuis presque 3 mois. «Les discussions en cours pour les autres soldats pour qu’ils puissent être libérés», a conclu Dussey.

Sans doute qu’une solution définitive est dans les tuyaux et on espère que chacun tirera les leçons de cet évènement gravissime dans une sous-région malmenée par le terrorisme et qui n’a pas intérêt à entretenir des tensions inutiles.

La Rédaction

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