8e attaque terroriste meurtrière depuis le coup d’Etat du 26 juillet au Niger :  Les djihadistes ne connaissent pas de trêve putschiste

8e attaque terroriste meurtrière depuis le coup d’Etat du 26 juillet au Niger : Les djihadistes ne connaissent pas de trêve putschiste

 17 militaires étalés par les terroristes dans cette zone des 3 frontières, plus précisément à Koutougou entre les villes de Boni et Torodi. Les terroristes ont effectué une estocade ce 15 août 2023 en début d’après-midi qui fut meurtrière pour les soldats nigériens. Lesquels ont répliqué certes en neutralisant deux colonnes de plus d’une cinquantaine de motos et une centaine de terroristes de cette katiba. Mais il n’en demeure pas moins que cette partie frontalière avec le Burkina Faso est devenue le souffre-douleur de ces terroristes, qui font des sporadiques attaques. La localité de Torodi est régulièrement la cible de ces terroristes, qui tuent, menacent, pillent et brûlent à chacun de leur passage. Le lendemain 16 août à Tillabéri se déroulait une autre attaque.

Mélodrame que ce qui s’est passé ce 15 août dans ce triangle de la mort, car alors que les militaires se battent pour le pouvoir à Niamey, on attaque des localités, et on en aurait ri de ce fait cocasse s’il ne s’agissait pas de perte de vie humaine.

Cette 8e attaque au Niger qui a ôté la vie à 17 soldats et bléssé une vingtaine évacuée à Niamey par Hélico, depuis que le général Abdrahmane Tchiani a pris le pouvoir le 26 juillet vient rappeler à flot de sang, que ce qui se passe au Niger, prépare davantage un terreau favorable pour des avancées terroristes, encore plus à l’intérieur notamment vers les côtes de Guinée, où d’ailleurs de temps en temps, ils se signalent au Bénin et au Togo.

Et tandis que lors de l’aparté du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, ce 14 août, on a pinaillé pendant des heures sur l’éventuelle intervention de la CEDEAO, les pays de l’Est, du Nord et de l’Afrique centrale, freinaient des 4 fers sur cette option, la mouture définitive pour faire descendre des militaires de la CEDEAO à Niamey, n’a donc pas l’assentiment de l’UA (lire page 3). Même si on sait que la CEDEAO bénéficie du principe de subsidiarité qui lui permet de passer outre l’oukase de l’UA.

Et tandis que justement la CEDEAO mobilise des soldats pour rétablir l’ordre constitutionnel au Niger, les terroristes en profitent car l’objectif est braqué ailleurs.

Même griefs pour les putschistes de Niamey : Accuser Mohamed Bazoum d’avoir failli dans la lutte contre le terrorisme, lui enfiler les oripeaux de «traître de la Nation» est d’abord un argument spécieux, car eux, militaires, sont comptables de cette guerre contre les ennemis, et du reste, leur rôle est la protection de l’intégrité territoriale.

En se bagarrant pour le pouvoir à Niamey, plusieurs zones ont été dégarnies de l’intérieur du pays et les terroristes comblent ce vide sécuritaire.

Beaucoup s’accorde à dire d’ailleurs que ce coup d’Etat est pain béni pour les terroristes qui vont profiter pour infester des localités. Mauvaise pioche donc pour le Niger, côté bataille contre le terrorisme. Car on discute fort à l’UA, la CEDEAO a des pays hésitants, et pendant ce temps, le terrorisme ne connaît pas de trêve putschiste ! On se crêpe de part de d’autre, le chignon, alors que les djihadistes sirotent le thé au cimeterre et à la baïonnette !

La REDACTION

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