Et on reparle de la paternité de la rébellion ivoirienne qui a fini par renverser Laurent Gbagbo. Dans un document confidentiel déclassifié par la France, rendu public en début de semaine, les renseignements français donnent des indices sur l’implication ou non de l’actuel chef de l’État ivoirien dans cette rébellion. «Concernant le processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), il semble de plus en plus clair que le blocage actuel relève de Guillaume Soro, inspiré par Ouattara. Il conviendrait de tenir aux deux intéressés un langage politique convaincant, en soulignant que la seule possibilité de renverser Gbagbo passe par les élections. Serge Degallaix, conseiller diplomatique du Premier ministre d’alors, qui connait bien Alassane Ouattara, pourrait passer directement ce message à l’intéressé, en lui demandant de le répercuter à Guillaume Soro. Acceptez-vous ces propositions ?», s’est questionné le Général Jean-Louis Georgelin, officier général de l’armée française, dans une correspondance adressée en 2004 au président français de l’époque Jacques Chirac.
Il y a quelques jours, devant la presse française, Guillaume Soro, aujourd’hui en disgrâce avec son ex-mentor Alassane Ouattara, déclarait que le président du RHDP, au pouvoir depuis 2011, n’est pas étranger à la crise militaro-politique de 2002-2011. «Alassane Ouattara n’est pas étranger à la rébellion de 2002. Il en sait beaucoup. Posez-lui la question, il saura vous le dire. De toutes les façons, vous voyez qu’il a été grand bénéficiaire. Aujourd’hui, il est président de la République», dixit l’ex-chef rebelle.


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