L’information a fait les choux gras de la presse nationale et internationale. Depuis le mardi 26 mai 2020, l’ex-ministre de la Défense et des Anciens combattants, Jean-Claude Bouda est écroué à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO), pour «enrichissement illicite, délit d’apparence, fausse déclaration d’intérêts et de patrimoine, acceptation de cadeaux indus».
Comme annoncé précédemment, c’est suite à une plainte du Réseau national de lutte anti-corruption (RENLAC) que la justice a alpagué l’ancien directeur général du SIAO. Si l’on s’en tient aux faits, tout est parti de l’érection par Jean-Claude Bouda d’une résidence d’une valeur de plus de 300 millions à Manga dans sa ville natale dont les images avaient créé l’émoi au sein de l’opinion. Face à l’indignation, le ministre avait justifié la valeur de l’investissement comme un «cadeau des membres de sa famille».
Soixante-douze heures après son transfèrement à la MACO, plusieurs sources indiquent que l’ancien ministre serait cité dans une sombre affaire de commande touchant un domaine sensible, alors qu’il était encore à la tête du département de la Défense. Vrai ou faux ?
Selon certaines sources, ces informations non vérifiables évidemment, mais relayées par Dame-Rumeur et son cousin Monsieur-de-la rue, il s’agirait d’un marché qui se chiffrerait à environ cinq milliards. Pour ces sources, cette affaire aurait précipité le déferrement de Jean-Claude Bouda à la MACO. En attendant donc la fin de l’instruction et éventuellement un procès, l’ex-ministre de la Défense est la première personnalité frappée par la loi sur le «délit d’apparence au pays des hommes intègres».


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