Le démenti de la direction de la communication de la présidence du Faso publié le 4 juin dernier à propos du recrutement par le président Roch Kaboré du cabinet Dalberg pour gérer l’après Covid-19 au Burkina Faso a eu pour conséquence la mise au point de nos confrères de Jeune Afrique. Dans cette mise au point postée sur son site, l’hebdomadaire panafricain reconnait avoir écrit l’article à tort. «C’est à tort que nous avons écrit que Dalberg a été mandaté par le président Roch Marc Christian Kaboré. Ce cabinet (qui s’est retranché derrière une clause de confidentialité) a en réalité été sollicité, dans le cadre d’une mission ponctuelle, par le Tony Blair Institute (TBI), lequel conseille les autorités burkinabè. La version initiale de cet article a été modifiée en conséquence», a expliqué Jeune Afrique.
«Selon nos informations, sept consultants du cabinet américain Dalberg ont été mandatés il y a quelques semaines par le Tony Blair Institute (TBI) en appui à la préparation d’un plan pour sortir de la crise économique due au coronavirus», note l’hebdomadaire qui ajoute que la présidence burkinabè s’est attachée les services du TBI, fondé par l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair et actif auprès de quatorze chefs d’État africains. A en croire notre confrère, «le travail de ces consultants, supervisé par la Sénégalaise Madjiguène Sock, directrice du bureau de Dakar, s’effectuera à distance compte tenu de la fermeture des frontières. Un seul de ces experts se trouve actuellement dans la capitale burkinabè, Ouagadougou», précise Jeune Afrique.
Rappelons que la publication de la première version de l’article avait suscité un communiqué de démenti de la présidence du Faso qui, à travers sa direction de la communication avait battu en brèche les informations données par le journal. «La présidence du Faso dément formellement ces allégations car elle n’a pas commandé des services d’une telle nature, auprès du cabinet cité», avait-elle conclu.


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