L’affaire dite du convoyage d’électeurs par un parti dans le cadre du renouvellement du fichier électoral dans la commune de Ziniaré, connaît depuis hier mercredi 17 juin 2020, une avancée. Selon notre confrère de Libre.Info, après l’arrestation des passagers du convoi à l’origine de l’affaire, majoritairement constitués de femmes par la brigade de gendarmerie de Ziniaré, les enquêtes ont permis de mettre la main sur les principaux initiateurs du convoi. Il s’agit à en croire notre confrère de Yacouba Kabré et plusieurs de ses camarades tous responsables communaux du Nouveau temps pour la démocratie (NTD), dirigé par le ministre des Transports Vincent Dabilgou.
Selon plusieurs sources, entre le mardi 16 et le mercredi 17 juin 2020, le sieur Yacouba Kabré et quatre de ses camarades ont été déférés à la Maison d’arrêt et de correction de Ziniaré. C’est suite à une plainte de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) que l’enquête a été diligentée pour faire la lumière sur cette affaire. Si d’aucuns avaient vite fait de qualifier cet acte de «fraude électorale», le parti ne l’entendait pas de cette oreille. Notons qu’au lendemain de l’interception du convoi, dans un communiqué rendu public le 12 juin 2020 par la direction du NTD, le parti apportait un démenti formel à ces accusations de fraude.
«Au bénéfice des informations obtenues avec les responsables de notre parti dans l’Oubritenga, il a été question d’une activité visant à convier les femmes originaires de Ziniaré à une réunion du parti et par ailleurs permettre à celles qui le désirent et qui remplissent les conditions prévues par la loi à s’enrôler. Il convient de rappeler que selon les dispositions de notre code électoral, l’obligation de résidence n’est pas une condition sine qua non d’inscription sur une liste électorale. Par conséquent, on ne peut donc parler d’une quelconque fraude en occurrence. Notre Parti dément formellement toutes ces allégations mensongères. Notre parti le NTD est un parti légaliste et républicain respectueux des lois de notre pays», s’était offusqué le président Vincent Dabilgou.
Pour sa part, la CENI avait conclu à une infraction et indiqué que de tels agissements constituent une infraction à la loi électorale et sont punis conformément aux dispositions de l’article 336-18 de la loi n°025-2018/AN du 31 mai 2018 portant Code pénal.


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