Communauté musulmane du Burkina : le ministre de l’Administration territoriale met en garde contre la tenue d’un congrès

Communauté musulmane du Burkina : le ministre de l’Administration territoriale met en garde contre la tenue d’un congrès

La Communauté musulmane du Burkina Faso, devra encore patienter avant de procéder au renouvellement de ses instances. En effet, alors que le mandat du bureau exécutif sortant a pris fin depuis le 6 juin 2020, et que l’on s’acheminait vers l’organisation d’une rencontre pour la cause, l’autorité a mis fin au processus.

Dans un communiqué rendu public le 16 juillet dernier, signé de son secrétaire général,  le ministre de l’Administration territoriale a exigé du bureau exécutif sortant la suspension de toute action avant la fin des discussions. «Par voie de presse le ministre en charge des libertés publiques a appris la tenue d’une réunion extraordinaire du Bureau exécutif permanent de la l’association dénommée Communauté musulmane du Burkina Faso (CMBF), le samedi 18 juillet 2020 et dont l’ordre du jour comporte entre autres points la fixation de la date et du lieu d’un congrès ordinaire», a indiqué le ministère de l’Administration territoriale.

 «Au regard de la situation délicate actuelle qui prévaut au sein de ladite association et qui pourrait engendrer des graves risques de troubles à l’ordre public, et au regard des démarches de concertations en cours en vue d’une sortie de crise apaisée, j’enjoins monsieur le président du bureau exécutif sortant de la CMBF dont le mandat est échu depuis le 6 juin 2020 de surseoir à tout projet de convocation de congrès avant la conclusion des concertations» ordonne le communiqué.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ambiance est tendue au sein de la CMBF depuis plusieurs mois. Une aile constituée conteste la légitimité de l’actuelle équipe dirigée par  Abdoul Rasmané Sana. Lors d’un congrès organisé  les 27 et 28 octobre 2019 par l’aile contestataire un nouveau bureau  intérimaire avec à sa tête Omar Kouanda a été mis en place à Bobo-Dioulasso. Il avait été désigné par consensus à l’issue de l’Assemblée générale extraordinaire pour remplacer Abdoul Rasmané Sana. Mais ce nouveau bureau désavoué dès son installation par la majeure partie des acteurs n’avait jamais pu mener des activités. Selon une source interne, le procès-verbal de cette Assemblée générale, n’avait pas obtenu la reconnaissance de l’autorité compétente.

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