C’est en principe aujourd’hui vendredi 4 septembre 2020, qu’aura lieu la rencontre entre le président français Emmanuel Macron et son homologue ivoirien Alassane Ouattara. Après un report d’une journée, (la rencontre était programmée pour la veille, jeudi 3 septembre 2020), ce tête-à-tête qui retient les attentions des deux chefs d’Etat se fera autour d’un déjeuner à Paris. Officiellement, c’est pour des raisons de calendrier que ce décalage d’une journée a été décidé. La faute à un agenda chargé du président Macron qui séjourne depuis quelques jours au Moyen-Orient (Liban). Du côté du palais de Cocody, on argue que le président Alassane Dramane Ouattara est en vacances en Hexagone.
S’il est coutume d’assister à des questions en lien avec la coopération bilatérale, en ces genres de rendez-vous, nul doute qu’au cours de ce tête-à-tête, il sera question de l’actualité politique brûlante que vit la Côte d’Ivoire avec le volte-face de Ouattara, désormais en lice pour briguer un troisième mandat électoral sujet à polémique.
Entre les pro et les anti-3e mandat, le président Macron, devra prendre position, lui, qui s’est fait le chantre d’un nouveau paradigme des relations entre la France et ses ex-colonies d’Afrique. Et il se sait très attendu sur la question. D’ores et déjà, des opposants du président Ouattara en l’occurrence Guillaume Soro et Pascal Affi N’Guessan ont à travers des lettres ouvertes appelé le locataire de l’Elysée à avoir une position tranchée. A l’analyse, les enjeux de ce déjeuner entre les deux hommes d’Etat sont énormes et Dieu seul sait l’importance qu’il revêt pour les différents protagonistes. Ainsi, entre le camp Ouattara, qui avance l’argument de la nouvelle Constitution et estime que les compteurs sont désormais remis à Zéro pour son champion et l’autre partie (l’Opposition) qui juge illégale et anticonstitutionnelle cette candidature, Macron devra se prononcer clairement, car de sa déclaration finale dépendra la suite des évènements dans cette Côte d’Ivoire, qui glisse dangereusement vers l’incertitude en flirtant avec les démons d’une crise électorale qui pourrait raviver les vieilles blessures de celle de 2010 restées jusque-là béantes.


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