Hier lundi 21 septembre 2020, l’association Gam-Taaba des producteurs et transformateurs de viande de Pouytenga a organisé une marche-meeting à la préfecture de ladite ville, pour protester contre le refus du maire Larba Prosper, d’acter les documents pour la construction du nouvel abattoir frigorifique moderne d’un coût estimé à deux milliards de F CFA. Une marche qui a été rapidement interrompue par la police, car non autorisée par les autorités communales. En effet, la commune de Pouytenga, dans la province du Kourittenga, peine à trouver un site consensuel où bâtir son abattoir frigorifique. Empêchés d’exprimer leur ras-le-bol, les premiers responsables de cette marche-meeting ont répondu aux questions des journalistes dans l’enceinte de l’ancien abattoir. «Depuis plus de quatre ans, une histoire de site nous oppose avec le maire Larba Yaméogo. Jadis, nous avons eu un financement du Royaume du Danemark sur la période 2012-2018 qui voulait nous accompagner dans la construction d’un nouvel abattoir frigorifique moderne digne de ce nom pour la ville de Pouytenga. Et avec ce problème de choix du site qui a fait trainé les choses, les partenaires financiers sont repartis avec leur argent», explique Michel Balma, secrétaire général de l’association de bouchers et transformateurs de viande de la ville de Pouytenga. Après cela, poursuit-il, le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré a pris l’engagement de construire cet abattoir et il a même débloqué des fonds qui se trouvent au niveau du ministère des Ressources animales et n’attend que le «feu vert» du Sieur Yaméogo pour le démarrage des travaux. Et c’est là que se trouve le hic puisqu’aux dires de M. Balma, le site que les techniciens, les acteurs du domaine et les populations ont choisi, c’est-à-dire celui de Zooré, ne convient pas au maire qui lui plutôt a choisi le site de Nimpogo. «On dirait que le maire ne souhaiterait pas voir un nouvel abattoir frigorifique moderne à Pouytenga», s’indigne-t-il. Pour lui, le site choisi par les techniciens est très stratégique et sa position est très proche de la ville (environ 4km) avec un accès facile puisque la voie est bitumée avec un marché à bétail juste à côté. «Nous sommes conscients que l’ancien abattoir est infecté et les conditions d’hygiène ne sont pas réunies pour durer dans cette infrastructure. Les deux sites (Zooré et Nimpogo) ont été proposés par des techniciens du domaine. Pourquoi le maire s’acharne-t-il sur le site de Nimpogo ?», s’interroge-t-il. Les manifestants ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin si rien n’est fait.


COMMENTAIRES