Elections en Côte d’Ivoire : Des piques épistolaires

Elections en Côte d’Ivoire : Des piques épistolaires

Le moins que l’on puisse dire, c’est que depuis la journée d’hier, c’est la guerre des mots ou des joutes verbales entre le pouvoir en place et la plateforme de l’opposition qui rejette le scrutin du 31 octobre. Nous avons colmaté quelques piques que se sont lancées les différents protagonistes.

  • Alassane Ouattara, candidat du RHDP : «J’en appelle à ceux qui ont lancé ces mots d’ordre de désobéissance civile qui ont conduit à des morts d’hommes, qu’ils arrêtent. Qu’ils arrêtent parce que la Côte d’Ivoire a besoin de paix. Ce sont des actes criminels. Nous souhaitons que tout cela soit arrêté pour qu’après l’élection, le pays continue le progrès qu’il a connu au cours des neuf dernières années. Je compte sur l’ensemble de nos concitoyens pour en appeler à la paix, de dire à nos jeunes de ne pas se laisser manipuler car il s’agit de leur avenir».
  • Kouadio Konan Bertin dit KKB, candidat indépendant à la présidentielle : «En démocratie, il y a un temps pour débattre, pour discuter, et il y a un temps pour décider ; la décision se fait dans les urnes par le peuple».

 

  • Pascal Affi N’Guessan, porte-parole de la plateforme de l’opposition : «Le boycott est un franc succès. Le coup d’Etat constitutionnel et électoral de Ouattara a été un échec. Les Ivoiriens ont refusé de s’associer à cette mascarade d’élection. Les jeunes sont restés mobilisés. Dans toutes les communes, Abidjan était une ville déserte comme s’il s’agissait d’un deuil national. A l’intérieur du pays, notamment à l’Est, 90% des bureaux de vote sont restés fermés».

 

  • Adama Bictogo, directeur exécutif du RHDP : «Ils se cachent derrière la violence. Le RHDP a démontré par son organisation, sa représentativité que la Côte d’Ivoire, dans son ensemble aujourd’hui, veut la paix. Vous voyez que ce n’est pas le déluge. Finies ces violences verbales. Je viens de voter et j’ai vu que partout les gens se sont réveillés, et puis ils se rendent compte que le ciel ne nous est pas tombé sur la tête. Nous sommes la Côte d’Ivoire des élections».

 

  • Hamed Bakayoko, directeur de campagne de ADO : «Je demande aux jeunes qui ont été manipulés dans certaines contrées du pays pour perturber le bon déroulement du vote de ne pas répondre à cet l’appel. Car faire obstacle à la liberté de l’autre d’exprimer son choix, n’est pas une valeur de paix. Nous avons identifié les fauteurs, ils répondront de leurs actes».

 

  • Simone Ehivet Gbagbo : «Ce jour 31 octobre 2020, il n’y a pas eu élection en Côte d’Ivoire. Notre pays se retrouve ce soir donc, dans une situation de vacance du pouvoir présidentiel. Il est temps que toute la société ivoirienne, plus particulièrement l’opposition politique, la société civile et les patriotes qui se soucient de l’avenir de notre pays, se donnent les moyens de mettre en place un gouvernement de transition».

 

  • Guillaume Soro : «L’apocalypse et la catastrophe se sont abattues sur la Côte d’Ivoire ce jour de 2020. Je ne reconnais plus Ouattara comme président de la République. Peuple de Côte d’Ivoire, nous n’avons aucune autre option que celle d’œuvrer au départ de Ouattara du pouvoir».

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0
Aujourd'hui au Faso

GRATUIT
VOIR