La triste nouvelle a fini par être confirmée hier en début de matinée d’hier jeudi 12 novembre 2020. L’embuscade de la journée du mercredi 11 novembre 2020, tendue par des hommes armés à un convoi des Forces de défense et de sécurité (FDS) a fait quatorze (14) morts et plusieurs blessés dans les rangs de l’armée nationale. L’information avait été donnée la veille (mercredi) sans plus de détails sur l’incident, mais de nombreuses sources tablaient sur un bilan d’au moins 7 soldats tués et de plusieurs portés disparus qui ont été retrouvés morts plus tard, portant le chiffre à 14. Notons qu’au cours de cette attaque, plus d’une dizaine d’assaillants ont été neutralisés. Le convoi faisait partie du détachement militaire de Gorom-Gorom et était en route pour Tin-Akoff.
Cette attaque intervient après une période d’accalmie de plusieurs semaines observée dans plusieurs régions du Burkina Faso en proie aux assauts répétés des groupes armés terroristes depuis 2015. Le dimanche dernier en pleine campagne électorale, à Goudebou dans la localité située sur l’axe Gorom-Gorom-Dori, le chauffeur d’un député du parti au pouvoir en campagne a été tué et son véhicule emporté par des hommes armés non identifiés, dans une embuscade.
En septembre dernier, sur proposition du ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, le président du Faso, Roch Kaboré, a adopté un décret portant création d’un corps de troupe dénommé 14e Régiment interarmées basé à Djibo, dans province du Soum, région du Sahel en proie aux attaques terroristes. «Il est créé au sein de la Première région militaire (basé à Kaya, centre-nord), un corps de troupe dénommé 14e Régiment interarmées (RIA) qui sera chargé de la préparation opérationnelle des personnels et matériels en mesure de participer à l’exécution des missions dévolues à l’armée de terre», précise le décret. Ce régiment est commandé par un officier supérieur nommé par le Président burkinabè lui-même.


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