Oui, c’est le peuple burkinabè qui a réélu Roch Kaboré, oui, ce sont les militants du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) qui l’ont reconduit à Kosyam. Mais dans toute œuvre, il y a soit un éclaireur, une locomotive ou un veilleur, c’est selon le boulot et les circonstances.
Dans la nette victoire de Roch Kaboré à la présidentielle du 22 novembre et de façon générale, celle du MPP, un homme aura constamment mis la main dans le cambouis : Simon Compaoré. Le parti a eu le nez creux en le désignant directeur de campagne de son candidat et Simon Compaoré, en véritable animal politique, a su d’abord opérer le classement sur les listes de candidatures aux législatives, ce qui aura posé moins de problèmes. Puis, il a su s’entourer d’une équipe qui a mouillé le maillot.
Son cri de ralliement «Akouna Mataata !» sorti de ses tripes et qui a «coulé de source», selon les termes même de l’intéressé sur la chaine de télévision Burkina Info, est une des preuves que l’homme s’est donné à fond dans cette bataille. Sexagénaire, et ayant plus de 3 décennies de combats politiques au compteur, Simon a su puiser dans ses ressorts insoupçonnés toute l’énergie, la gouaille, voire la hargne pour faire gagner sa formation politique et son champion. Il a été quoiqu’on dise le métronome de cette victoire du MPP et même que son ombre tutélaire plane sur la phénoménale moisson du Nouveau Temps pour la démocratie (NTD) aux législatives.


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