Dans la matinée du samedi 5 décembre 2020, l’Union pour le progrès et le changement (UPC) a tenu à Ouagadougou, une rencontre de son Bureau politique national (BPN). Au menu de cette rencontre qui se tient deux semaines après le scrutin couplé du 22 novembre 2020, le bilan des élections et divers.
Selon une source, durant les deux heures qu’ont duré les échanges, il s’est agi pour les membres du BPN de l’UPC de faire le point de la participation à ce scrutin couplé et de réfléchir sur les perspectives d’avenir. Mais la question fondamentale qui revenait constamment est quelle sera la posture du parti du lion après la dégringolade qu’il a subi lors de ce rendez-vous électoral mais surtout la perte du statut de Chef de file de l’Opposition qui devrait échoir au Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP).
Si d’aucuns pensent qu’il serait judicieux pour Zèph et ses ouailles de quitter formellement l’Opposition politique pour rallier le camp de l’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) conduite par le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), d’autres par contre estiment que la place de l’UPC c’est dans l’opposition, malgré les risques que cela pourrait induire.
Face à ces deux positions antagonistes, il a été recommandé de poursuivre les consultations et de murir la réflexion pour trouver le juste milieu. Au finish, et face à ce dilemme qui ne dit pas son nom, rien n’a été décidé. Sur proposition de plusieurs responsables, la décision a été renvoyée sine die. Mais selon plusieurs sources internes, cette décision sera fonction des propositions qui seront faites au parti, car si la formation de Zéphirin Diabré auréolé de ses 33 députés coutait cher en 2015, au sortir de ces élections, ce n’est plus le cas aujourd’hui avec le score qu’il vient d’engranger. Aussi, lorsqu’on se remémore ce que ce parti a connu comme turbulences durant le mandat qui s’achève, on comprend aisément la position de ceux qui militent pour une alliance de circonstance avec le parti au pouvoir.
Rester dans l’Opposition sera synonyme d’endurer les moult difficultés, dont la moindre n’est pas le manque de ressources, la marginalisation des cadres, bref une diète sur beaucoup de plans. Migrer vers la «mangeoire», permettra de se requinquer financièrement, avec d’éventuels postes ministériels, mais risqué, surtout quand on n’a plus la côte. L’un dans l’autre, espérons que ce qui sortirait comme décision soit l’aspiration de la majorité, car il serait très regrettable que l’UPC, fer de lance du mouvement de contestation qui a conduit à l’insurrection d’octobre 2014 connaisse de nouvelles turbulences.


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