Au lendemain de l’alerte du Directeur général des renseignements extérieurs (DGSE), Bernard Emié, sur les velléités d’Al Qaïda d’étendre ses actions dans la région du Golfe de Guinée notamment en Côte d’Ivoire et au Bénin, le gouvernement ivoirien s’est montré rassurant. A l’issue de l’hebdomadaire Conseil des ministres tenu le mercredi 3 février dernier, le ministre porte-parole du gouvernement ivoirien, Sidi Tiémoko a reconnu la prégnance de la menace terroriste sur la Côte d’Ivoire. «La question de la menace terroriste qui pèse sur la Côte d’Ivoire est réelle mais que la vigilance permanente concernant cette menace terroriste” est maintenue par les autorités ivoiriennes», a-t-il noté.
«Toutes les mesures sont prises pour sécuriser les biens et les personnes en Côte d’Ivoire contre des initiatives terroristes», a rassuré le ministre Sidi Touré lors de la conférence de presse de compte-rendu.
Et le ministre en charge de la Communication d’ajouter que «la lutte anti-terroriste allie une coopération bien intelligente entre les différents services nationaux et internationaux, ce qui a permis aux autorités ivoiriennes de juguler une autre attaque après celles de Grand-Bassam (Sud) et de Kafolo (Nord) perpétrée dans la nuit du 10 au 11 juin 2020».
Rappelons la Côte d’Ivoire a connu sa première attaque terroriste le 13 mars 2016 lorsque des assaillants lourdement armés, ont assailli une plage de Grand-Bassam ainsi que trois établissements hôteliers qui se trouvaient à proximité. Quarante-cinq minutes après le début de l’attaque, les forces spéciales ivoiriennes interviennent et tombent nez à nez avec les trois djihadistes sur la plage. L’affrontement est bref, les trois assaillants sont tués ainsi que trois membres des forces spéciales. L’attaque a fait officiellement 19 morts, dont trois soldats des forces ivoiriennes et 33 blessés. Dans la même soirée, Al-Qaïda au Maghreb islamique revendique l’attaque.


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