DSN de Dabiré II : Un Premier ministre slalomant entre pain et mie !

DSN de Dabiré II : Un Premier ministre slalomant entre pain et mie !

Le Discours sur la situation nationale (DSN) c’est l’état du pays à N-1. Que s’est-il passé en 2020 ? Quel était l’existant politique, économique, social du Burkina les 12 derniers mois écoulés ?

L’activisme meurtrier des attaques s’est poursuivi en dépit du renforcement des capacités des Forces de défense et de sécurité (FDS), de leur dotation en moyens logistiques et matériels, et la conscription des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et l’action du programme de développement des économies locales (PADEL), laquelle y a injecté 63 milliards de francs CFA.

Accalmie, ralentissement des tueries de masses, relatif au retour des personnes déplacées dans leurs terroirs…soit mais l’embellie reste faible.

Car, loin d’être du terrorisme résiduel, les itératives attaques ces derniers temps sont autant de sanglantes piqûres de rappel que l’insécurité n’a pas été jugulée.

Evidemment, 2020 est marquée au fer par la Covid-19. Bien que peu touché pathologiquement, le Burkina via son plan de riposte, a investi 160 milliards de CFA pour circonscrire la pandémie. Mais le véritable mal est ailleurs, économiquement, le Burkina n’était pas loin d’être sur répondeur. Les 391 milliards de CFA engagés dans le cadre du plan national de riposte, n’ont pas pu sauver de nombreux pans de l’économie, tels que la restauration, l’hôtellerie, la presse, …

Rien qu’avec ces défis, on peut dire que le Burkina de 2020, n’a pas trop respiré la forme. La bonne santé alternait à la mauvaise, et même que les temps sombres éclipsaient ceux des jours tranquilles. Quelle analyse peut-on tirer de ce grand oral premier ministériel sur les problèmes du Burkina Faso ?

Le diagnostic est clair, c’est l’éternel beau tableau clinique des médecins, qui renvoie à l’énumération de tous les symptômes d’une pathologie. Quid de la prophylaxie, de la prise en charge ? C’est là que ça va un peu partout.

Si des efforts ont été faits par l’Etat, force est de reconnaître qu’actuellement, les Burkinabè ont mal en leur santé (quoique le programme Gratuité des soins des femmes indigentes et enfants de moins de 5 ans sont là et l’érection d’infrastructures hospitalières), l’école va à vau-l’eau avec une anarchisassion des ouvertures d’instituts, de lycées et collèges, dont l’enseignement est inversement proportionnel à la poussée de ces établissements. Manque d’établissements de référence, même avec les quelques lycées techniques construits. Incivisme, souvent faiblesse de l’Etat face à des problèmes pour lesquels, il faut trancher dans le vif, … Ce 1er DSN de Dabiré II repasse certains plats. On a senti un premier ministre slalomant entre chien et loup, une grisaille que d’ailleurs l’opposition a exploité de façon tonitruante en demandant par la voix du CFOP, Eddie Komboïgo, au premier ministre et au ministre de la Défense de démissionner, car ils ont failli !

Il reste à Roch Kaboré, son patron plus de 4 ans de son quinquennat, peut-être pour dire vrai moins car souvent à 2 ans de l’échéance de son mandat, si les potentiels dauphins sont patients, commence déjà cette danse des prétendants. Et impossible de travailler durant cette précampagne. 2023 promet si les dauphins acceptent d’attendre jusque-là pour ronger leurs freins.

3 ans et demi en gros qu’il reste à Roch II pour résoudre encore certains problèmes, afin de lustrer un 1er quinquennat gâché par l’insécurité et la fronde sociale.

Le bémol pour 2020 reste la réalisation des infrastructures routières. Si dans les autres domaines, le pouvoir parvenait à en faire autant, ce sera un quinquennat positif qui validera le premier.

La REDACTION

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