Trois jours après l’expulsion de son représentant spécial du Mali, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO a réagi à la décision des autorités maliennes. Dans un communiqué en date du mercredi 27 octobre, la Commission de la CEDEAO regrette la tournure qu’a pris le différend entre les autorités maliennes et son ambassadeur. «Cette décision extrême intervient dans une période importante et délicate caractérisée par l’accompagnement de la transition politique au Mali par la CEDEAO et les autres partenaires dans un contexte sécuritaire complexe», fait remarquer l’institution sous-régionale. La CEDEAO avoue presque avoir été prise au dépourvu par la junte d’autant plus que «le processus de rappel du représentant à la commission était engagé pour assurer» le remplacement d’Hamidou Boly dans les meilleures conditions.
Il est reproché à l’ancien représentant de la CEDEAO au Mali d’être impliqué dans des activités de déstabilisation contre la transition. Cité par Jeune Afrique, le ministre malien des Affaires étrangères accuse Hamidou Boly d’être «en contact avec des groupes issus de la société civile et avec des partis politiques qui visent à déstabiliser la transition en cours». Il souligne à ce propos que les autorités maliennes avaient informé le président de la Commission de la CEDEAO des activités du représentant spécial de l’organisation d’intégration sous-régionale. Les autorités maliennes ont cependant précisé que la décision ne visait pas la CEDEAO.
Vraisemblablement, cette précision tente de dissiper un éventuel malentendu entre ce pays membre et la CEDEAO dont la commission s’est «engagée à déployer les efforts nécessaires pour appuyer une transition réussie et apaisée au Mali…»
Rappelons que les autorités de la transition malienne avaient déclaré Hamidou Boly persona non grata et lui ont donné un délai de 72 heures pour quitter le Mali. Une volonté à laquelle s’est plié le désormais ex-représentant de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le diplomate burkinabè a quitté le Mali le mercredi 27 octobre.


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