7 tués dès les premiers jours du coup d’Etat à Karthoum, 3 ce week-end dans la vallée d’Omdaourman, sans oublier la centaine de bléssés, tous issus des populations qui ont pris les rues des agglomérations du Soudan pour dire non au putsch du général Abdel Fatah Al-Burahn.
Comme il y a 2 ans lorsque le «la» de la révolution fut donné par les émeutiers du pain, reprise par la quasi-totalité des Soudanais auxquelles se joints les militaires qui ont finalement fait chuter Omar El-Béchir qui régnait depuis 30 ans. Mais très vite, les espoirs de cette révolution furent déçus, car deux ans après ,la rue a repris son effervescence révendicative demandant le départ du Conseil souverain, le gouvernement de Transition conduit par le tandem Al- Burahn Abdella Hamdok. Le dernier demandait de la «patience e de l’endruance ». Tantôt ce sont des accès de rue qui réclament une transition totalement civile.
Visiblement, l’attelage civilo-militaire ne fonctionne pas bien. Et ce qui devait advenir vint avec ce coup d’Etat militaire du général Al-Burahn, qui écarta les civils pour dit-il conjurer le chaos qui menaçait le Soudan. De quel chaos faisait-il allusion ? Quelles sont les 3 options qu’il aurait proposées, selon lui au premier ministre déchu Hamdok, avant de le renverser ?
Au lendemain du coup d’Etat militaire du 25 octobre 2021, et malgré la coupure d’Internêt, les réflexes pour sauver la Transition et de facto, le processus pour l’avènement d’un Etat civil, ces réflexes ont repris le dessus avec l’Association des professionnels, et des millions de manif. dans les rues.
Evidemment, les sécurocrates d’Al-Burahn ont fait feu, et 7 cadavres ont été dénombrés, 2 jours après le putsch. Ce week-end écoulé si à Khartoum, les marches ont plutôt été calmes, à Omdoumann, 2 personnes ont perdu la vie par suite de tirs de fusils des militaires sui quadrillaient les rues et artères.
Le putschiste impénitent qu’est devenu par la force des choses, Al-Burhan, commence à empiler les cadavres et vu la pression internationale (France, Etats-Unis) et le silence de condamnation de monarchies arabes ,le Soudan sous ce second coup d’Etat risque toucher le fond.
Climat social tendu avec un quotidien des Soudanais très difficiles, des lendemains qui ne chantent guère, une perpétuelle lutte qui se solde par une mise sous coupe réglée du pays par la soldatesque …
Voilà le général Al-Burahn pris entre le marteau de la » ruecratie» et l’enclume des militaires et milices, qui ne veulent pas d’un remake à El-Béchir. Le tout dans un Soudan impécunieux délesté de son Sud gorgé de pétrole. Facile peut-être maintenant de faire un coup d’Etat, surtout sous une Transition, en chassant les civils, plus dur est de donner espoir à ses compatriotes. Le général Al-Burhan en prend la pleine mesure et jusqu’où peut-il aller ?
La REDACTION


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