– Inde neutralité carbone promise pour 2070, selon son premier ministre, Narendra Modi.
– Chine même promesse à l’horizon 2060, a laissé entendre Xi Jinping, absent à Glasgow.
– Quant aux USA, cet objectif Joe Biden le fixe à 2050, tout en promettant 3 milliards de dollars pour les pays pauvres.
– Emmanuel Macron le président français lance des objurgations aux gros pollueurs pour «crédibiliser» le 1,5°c d’ici la fin du siècle, alors que tous les calculs tombent à 1,7°c.
«Retrouver l’ambition de 1,5°c», dixit Macron, alors que le Britannique, Boris Johnson parle d’un «échec total, si Glasgow échoue». Les plus puissants des 120 dirigeants réunis dans la capitale écossaise, ânonnent les mêmes promesses et les mêmes vœux pieux. Et durant ces 13 jours de conclave pour sauver la planète du chaos climatique, aucune aiguille d’un horloge depuis Rio en 1992, jusqu’à cette 26e édition en passant par la très emblématique COP de Paris, aucune aiguille n’est à l’heure, surtout pas celles de l’Afrique, dont la présence à ces COP ressemble souvent à du snobisme, sinon à une sorte de place to be lieu où il faut être pour faire bonne figure.
Quelle audibilité pour les 25 chefs d’Etat africains et leurs supplétifs que sont les négociateurs du continent en découvrant que chacun défend ses intérêts, à l’image de la France et de la Grande Bretagne qui se chamaillent sur les zones de pêche post-Brexit ?
Sinon affirmer fort que les Africains ne vont pas se précipiter pour fermer les mines de charbon, sans compensation comme tel l’exige l’Afrique du Sud (30 milliards de dollars) ou exploiter son gisement off shore comme la Côte d’Ivoire. Au demeurant, le tempo de cette COP26 avait déjà été donné le 31 octobre à Rome. Posséder 1,3 milliard d’âmes et n’émettre que 4% de CO2, c’est infinitésimal par rapport aux gros réchauffeurs de climat. Mais en écoutant hier 1er novembre le dirigeant mauritanien Gazouani qui exige de l’argent pour ériger sa grande muraille verte véritable parade contre l’avancée inexorable du désert, et une adaptation et une transition écologique profitables à l’Afrique, ou encore le Congolais, Denis Sassou N’Guesso (DSN) qui estime qu’il «n’est pas question de sacrifier le Bassin du Congo et ralentir le développement de la région pour que la planète respire». On le voit, l’Afrique a compris le jeu, et tente de préserver ses intérêts à ce jeu trompe-l’œil. Et la première exigence matricielle pour le continent ce sont les 100 milliards de dollars avec intérêt, promis depuis 2009 à Copenhague. Ne pas servir encore de Cobaye, ni d’échelle pour les puissants, bref manœuvrer à ne plus avoir le bec dans l’eau, voilà la seule position qui vaille pour l’Afrique à cette COP26.
La REDACTION


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