Hier dimanche 23 janvier, les Sénégalais ont visité les isoloirs pour élire leurs représentants locaux. Une élection qui a été a été essaimée depuis plusieurs mois d’incidents plus ou moins gravissime entre pouvoir et opposition. Quel Sénégalais peut oublier les émeutes de mars 2021, suite à une affaire politico-privée et avait fini par l’arrestation du patron du Pastef, Ousmane Sonko. Beaucoup y ont vu une envie forte du pouvoir de rabattre le caquet à celui qui était arrivé 3e à la présidentielle de 2019. Ensuite, ce fut le tour du maire de la commune de Mermoz Sacré-Cœur, Barthélémy Dias de tâter d’une tentative d’arrestation, après ces 5 mois passés en prison, c’était le 10 novembre dernier, une autre faute politique, car depuis les affaires Karim Wade et surtout Khalifa Sall, tous emprisonnés pour des problèmes judiciaires derrière lesquelles se dégage un fort parfum politique. Ainsi pour Khalifa Sall, ex-maire de Dakar, son envergure de présidentiable de 2019 pourrait avoir été les vraies raisons de son aller simple pour la prison de Rebeuss. Hier, les Sénégalais sont allés aux urnes pour élire leurs maires et présidents de conseils départementaux. Une répétition électorale générale, pour camper l’existant de la présidentielle de 2024. En effet ces locales sont si importantes qu’il s’agit d’un duel crucial entre la coalition du chef de l’Etat Macky Sall Benno Bokk Yaakaar parti présidentiel et celle de l’opposition Yewi Askan Wi avec comme enjeux des municipalités telles Ziguinchor, Saint-Louis, Guediawaye, Thiès et surtout Dakar. L’importance de ces municipales réside également dans la carrure des candidats qui sont soit des ministres, comme à Dakar où c’est le ministre de la Santé qui est candidat au compte du pouvoir soit des directeurs généraux de sociétés d’Etat, preuve que le pouvoir accorde un prix politique à ce scrutin, notamment qu’il servira de jauge aux législatives dans 6 mois et surtout à la présidentielle de 2024. Benno Bokk Yaakaar contre Yewi Askan Wi, c’est l’affiche de ces locales qui devraient dessiner la carte politique du pays de la Téranga pour les prochaines années. Imaginons Dakar par exemple, tomber dans l’escarcelle de Yewi, ce serait un Tsunami électoral, à l’instar de 2009 au cours duquel, Karim Wade avait été battu à Dakar alors que son président de père dirigeait et le Sénégal et le PDS ! Ces municipales constituent assurément un thermostat politique pour les 3 prochaines années pour les législatives, pour le 3e mandat qu’on dit dans la tête de Macky Sall et pour la présidentielle de 2024, et ce n’est pas pour rien qu’elles seront suivies d’un remaniement ministériel et le retour d’un premier ministre, poste supprimé depuis .
La REDACTION


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