Départ de Barkhane et Takuba du Mali : Dîner-préambule élyséen avant activation

Départ de Barkhane et Takuba du Mali : Dîner-préambule élyséen avant activation

Ce soir du mercredi 16 février 2022, à l’Elysée entre petits fours, plats chauds, thé et café, 3 chefs d’Etat du G5 Sahel, le Mauritanien Mohamed Gazouani, le Nigérien Mohamed Bazoum et le Tchadien Mahamat Itno , auxquels se joindront le président en exercice de l’Union Africaine, le Sénégalais Macky Sall, celui de la Commission de l’UA, Faki Mahamat, le président du Conseil européen Charles Michel pour échanger sur un sujet grave : l’avenir immédiat de Barkhane et Takuba au Mali.

Ce n’est donc pas un diner avant pince-fesses, (Gala ou dansante) loin s’en faut, mais de petites agapes studieuses, car il s’agit d’une pré- réunion pour discuter du départ de Barkhane et Takuba du Mali et leur redéploiement dans un ou des pays de la sous-région.

Ce n’est d’ailleurs pas un secret car depuis plusieurs semaines, le paquetage des soldats tricolores et européens est prêt à quitter les sables maliens et la question principale est de déterminer où poser leurs baluchons au Sahel….

Remis au gout du jour par le ministre français des Affaires étrangères et de l’Europe, Jean-Yves Le Drian, ce départ qui s’est imposé alors que le redéploiement de Barkhane n’est pas totalement terminé, ainsi que la fin de Takuba au Mali, ce diner préparatoire à la présidence française se veut une harmonisation des avis avant le grand conclave UE-UA de demain 17 février à Bruxelles, consacré à la migration , l’environnement , à l’Europe de la défense , aux problèmes liés à l’espace Schengen mais aussi entre l’Afrique et l’Europe.

Le déplacement d’Ursula Der Von Leyen à Dakar pour prendre langue avec le tout nouveau président de l’UA, Macky Sall, le coup de fil du chef d’état-major des armées françaises, le général Thierry Burkhard  à son frère d’arme burkinabè le colonel-major David Kabré et puis ce dîner restreint de ce soir sont autant de faits que la France et l’Europe tiennent le dossier malien en haute estime et ne veulent rien faire dans le tâtonnement.

Les 17 et 18 février à Bruxelles, 51 pays (Burkina, Guinée et mali exclus) africains et 27 autres européens se rencontrent après le dernier sommet d’Abidjan, il y a 5 ans, pour discuter de problèmes communs et chauds.

Mais pour le Sahel, la sécurité, les coups d’Etat au Mali, en Guinée et au Burkina, sont les plus préoccupants, et du traitement du dossier malien via Barkhane et Takuba, se dessineront sans doute un nouveau paradigme de la coopération militaire France-Afrique et Europe-Afrique.

Où vont se diriger les militaires de Barkhane et Takuba au Sahel? Au Burkina où le nouveau pouvoir militaire, au contraire de celui du Mali n’a pas encore dit «militaires français dehors», même si l’on a remarqué lors des marches de soutien aux putschistes, une nuée de drapeaux russes brandis par des manifestants? Vraisemblablement, le Niger pourrait accueillir Barkhane ou Takuba, car déjà prédisposé pour l’être. La Mauritanie aussi. A moins que ce ne soit le bénin, frappé plusieurs fois, ces derniers temps par les terroristes, un Bénin qui fait même des appels de pied aux soldats tricolores.

Etats de services de Barkhane, réalité sur le terrain, attitude viscéralement contre la France par les autorités maliennes, et où vont atterrir Barkhane et Takuba au Sahel, seront donc les chuchotements de cet aparté dinatoire de l’Elysée de ce soir, et dont les décisions seront actées demain au sommet UE- UA. A moins d’un rétropédalage, le compte à rebours du retrait de ces 2 opérations du Mali est lancé. Tic-tac-Tic-tac…

La REDACTION

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