Transition : Damiba ou comment aller vite et bien !

Transition : Damiba ou comment aller vite et bien !

C’est fait ! Les 15 commissaires de la Commission technique d’élaboration  des projets et textes de la Transition ont remis le rapport de deux semaines de travaux au chef de l’Etat Paul-Henri Sandaogo Damiba dans la journée du mercredi 23 février 2022.

Si le contenu de ce rapport censé constituer la clé de voute de la feuille de route de la Transition en gestation au pays des Hommes intègres reste confidentiel,  des bribes d’informations permettent d’en connaître les points saillants. Selon des sources, la Commission technique proposerait une durée de transition de 24 à 30 mois. Sur la composition du Conseil national de la Transition (CNT) elle a fixé un nombre resserré de «50 députés» et un gouvernement dont le nombre de portefeuilles varierait entre 1 et 20 ministères. Ainsi se présenterait le portrait de cette transition même si bien entendu, ce document devra être adopté par les Forces vives de la nation (encore une volonté de Paul-Henri Sandaogo Damiba de donner de la légitimité à son pouvoir).

En attendant d’en connaître les conclusions de ce rapport et sous réserve de sa publication, on peut déjà épiloguer et conjecturer. S’il advenait que ce calendrier proposé par les 15 commissaires recevait l’onction populaire, quel accueil la CEDEAO lui réserverait ?  Des sources bien introduites, les nouveaux maîtres du Burkina Faso se seraient fixé un délai de deux (2) ans pour pacifier le pays et  édicter les moules dans lesquelles le pays va évoluer pour les prochaines années.

D’ores et déjà, en ce qui concerne le CNT, on peut se réjouir du nombre raisonnable des députés qui le composeront ; mais, la proposition de leur octroyer un statut de bénévole, pourrait poser problème et dissuader de nombreux candidats «farfelus» mais surtout éviter les foires d’empoignades de 2014. Selon d’autres observateurs, le danger de ce bénévolat, pourrait nous amener à nous retrouver avec des CNTistes qui se contenteront  du service minimum.

Les ministres ne seront pas également mieux lotis. Ils pourraient être soumis aux mêmes réalités que les parlementaires. Mais, le réalisme impose un minimum pour ces personnes qui pourraient être appelés très prochainement au gouvernement. Soyons donc raisonnable, car  même sous Sankara qui avait transformé le Burkina Faso en État frugal et pratiquait l’autoajustement avant les PAS des institutions de Betton Woods, cette idée n’a pas fonctionné. 

Certes, le président Paul-Henri Damiba veut aller vite et bien.  Il a raison. Le temps est son redoutable adversaire et  les Burkinabè ne pouvant plus attendre Godo, il devra donc se montrer prudent pour éviter les pièges de l’allumage en retombant dans les mêmes travers que le pouvoir déchu de Roch Kaboré.  Un chef décidé, indique la voie et l’équipe suit. Un chef nomme des hommes compétents et loyaux.

La rédaction

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