Jusqu’à la dernière minute Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré ont espéré qu’ils ne seraient pas expulsés des résidences qu’ils ont acquises sous le règne de Lassana Conté. Las ! La «grosse» judiciaire est tombée, et l’avis d’expulser a été exécuté ce 28 février 2022.
Le Tribunal s’est déclaré incompétent après sa saisine par les 2 opposants. Le patron de l’UFR a espéré un retournement de la situation, mais s’est résolu à partir. Dans le contexte actuel d’opérations «Mains propres» dont l’un des aspects est la récupération des biens de l’Etat, surtout dans le patrimoine bâti, on peut comprendre ce qui arrive aux 2 leaders de l’opposition en Guinée.
N’empêche que les actions visées à leur encontre peuvent comporter des relents politiques. Eux disent par exemple qu’ils ont payé ces maisons en 1996, du temps où Sidya dirigeait le département des Transports et Cellou était premier ministre.
Depuis le coup d’Etat du 5 septembre 2021, entre le nouveau maître le lieutenan-colonel Mamady Doumbouya et la classe politique, ce sont des relations cordiales, sans plus. Le patron de l’UFDG avait salué ce putsch qui mettait fin au 3e mandat d’Alpha Condé. Et espérait in petto que le «système» que Doumbouya veut mettre en place pour une nouvelle Guinée permettrait à tout candidat de compétir et d’avoir toutes ses chances.
Mais on a la vague impression, à moins d’être démenti par l’avenir, que la Transition actuelle veut passer à la trappe l’ancienne classe politique. Déjà, il y a une affaire judiciaire qui pend sur Cellou Dalein. Sidya et Dalein pourront-ils participer au jeu électoral ? Quelle transition réserve l’ex-Légionnaire devenu chef de l’Etat ? Pour combien de temps ? En tout cas, rien que ces expulsions, les quartiers Hamdallaye et Bambéto se sont enflammés, des jeunes ont commencé à brûler des pneus et à poser des check-points.
La REDACTION


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