Quarante-huit heures après sa visite au président du Faso, Emmanuela Del Re, la représentante spéciale de l’Union européenne (UE) pour le Sahel a fait le point de ses échanges avec le président Damiba. C’était au cours d’un point de presse animé le 4 mars 2022 au siège de l’Organisation à Ouagadougou.
Selon l’hôte du chef de l’Etat, qui a salué la richesse des échanges avec le président du Faso, l’UE qui s’est engagée à rester aux côtés du Burkina Faso et accompagner le processus a exhorté les autorités burkinabè à œuvrer pour un retour à l’ordre constitutionnel. Après l’adoption de la Charte qui a acté une Transition de 3 ans, Emmanuela Del Re a confié que l’UE s’en remet à la décision de la CEDEAO sur la question. «La chose la plus importante pour nous, c’est d’attendre la réaction de la CEDEAO. L’Union européenne est concentrée sur le processus. Je sais qu’il y aura une mission de la CEDEAO. Il y a aura des missions et l’Union européenne est toujours favorable à encourager le dialogue», a-t-elle déclaré.
A en croire la représentante de l’UE pour la Sahel, la crise sécuritaire qui sévit au pays des hommes intègres a été évoquée et la promesse a été faite de poursuivre la coopération dans le domaine militaire pour soutenir les actions de sécurisation du territoire national. «L’Union européenne a toujours été engagée avec le Burkina Faso dans cette lutte vraiment importante, vraiment urgente», a-t-elle ajouté.
Comme il fallait s’y attendre, le maintien en détention de l’ex-président Roch Kaboré a été un des points abordés au cours de cette audience. A la demande de libération d’ Emmanuela Del Re, Paul-Henri Sandaogo Damiba a indiqué que l’ex-chef d’Etat est gardé pour sa propre sécurité. «J’ai dit très clairement que pour nous, dans notre système européen, on ne peut pas retenir quelqu’un sans une accusation précise», a déclaré Emmanuela Del Re.


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