Neutralisation de Yahia Djouadi d’AQMI près de Tombouctou : Barkhane sur le départ   reste percutante !

Neutralisation de Yahia Djouadi d’AQMI près de Tombouctou : Barkhane sur le départ   reste percutante !

L’Algérien Yahia Djouadi alias Abou Ammar Al-Tarairi était l’égal de Nabil Makhloufi, Algérien lui aussi, c’est-à-dire, en fait, c’était les 2 émirs de la zone 9 (Sud-Algérie au Sahel) qui y écumaient, Makhloufi qui remplace Djouadi est mort dans un accident de voiture en septembre 2012, et Djouadi, régentait alors de temps en temps ces environs, et ce depuis 2008 jusqu’en 2011 où on perdit un peu ses traces de là.

Très mobile, il était un des bras droit de l’ex-patron de GSPC, l’ancêtre d’AQMI, Abdelmaleck Droukdel, neutralisé le 3 juin 2020 par Barkhane. Que faisait Djouadi dans les encablures de Tombouctou, alors qu’il se savait «pisté», suivi, et qu’il était dans la ligne de mire de Barkhane et des FAMa ? Est-ce le vide que laissent les soldats français qui ont fait le paquetage pour le départ, est-ce vide que tente de remplir au Mali, ce chef historique d’Al-Qaïda ?

La filature française qui voulait ce chef terroriste vivant n’a pas obtenu gain de cause, l’intéressé se savant recherché, n’a pas voulu, comme toujours en l’espèce se laisser cueillir vivant. Et c’est ainsi que dans la nuit du 25 au 26 février dernier, Barkhane a mis fin au parcours de ce métronome financier et logistique, d’Al-Qaïda dont les activités criminelles ont endeuillé plusieurs zones du Sahel.

Même en partance du Mali, Barkhane qui a mis le cap sur l’élimination des chefs terroristes, frappe fort, car depuis plusieurs mois, des katibas ont été étêtés, leurs chefs tombés sous les feux de l’opération française occasionnant de sérieuses déconvenues et remises en cause de plans criminels.

Andnam Abou Al Saharaoui, le chef du groupe Etat islamique au Grand Sahara tué le 16 septembre 2021, Baye Ag Bakabo, neutralisé en juin 2021, lequel n’était autre que l’un des assassins des 2 journalistes de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon.

La liste des patrons de katibas qui plongent sous les actions salvatrices de Barkhane s’allonge, alors que Tillabéri, au Niger s’apprête à recevoir ces soldats dont le Mali n’en veut plus pour cause … d’inefficacité. Evidemment, les contempteurs de Barkhane se demandent pourquoi depuis les années passées l’opération n’a pas fait preuve d’une telle efficacité à l’égard de l’élimination de ces chefs terroristes. Et pourtant si, même s’il est vrai que depuis plus d’un an, les turbans de ces icônes terroristes tombent plus fréquemment, mais même de par le passé, Barkhane en a neutralisé une bonne brochette. Le problème reste que la croyance est ancrée savamment entretenue, que Barkhane a échoué, et que Wagner fera mieux. Ce qu’il faudra démontrer (CQFD) !

Barkhane part et Wagner est en tout cas là, mais avant de quitter les sables maliens, les soldats tricolores font tonner les fusils, multiplient les œuvres de salubrité sécuritaire, et tant mieux, car comme l’a laissé entendre Emmanuel Macron, le 17 février dernier, jour du Sommet UE-UA à Bruxelles, même partie, Barkhane restera au Sahel au cas où. Par des opérations spontanées, et même c’est connu, les Français et les Européens quittent le Mali, mais pas le Sahel.  

La REDACTION

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