Rentrée parlementaire en RD Congo : Loi électorale pour 2023, casse-tête d’une session hautement politique

Rentrée parlementaire en RD Congo : Loi électorale pour 2023, casse-tête d’une session hautement politique

Basse et haute chambres se sont retrouvées hier 15 mars pour l’examen et l’adoption de plusieurs projets et propositions de lois, dont la plus en vue reste la loi électorale censée régenter les prochaines échéances de 2023.

Il y a une semaine déjà, le 7 mars le président de la CENI, Denis Kadima s’était entretenu avec les présidents des 2 chambres. Entre Kadima, Christophe Mbso et Modeste Bahati, il s’agissait d’aplanir certains points avant le début de l’activité parlementaire consacrée à la loi électorale, et à la question de la paix en RD Congo.

En fait, c’est une loi électorale qu’on veut retoquer en plusieurs de ses points notamment le timing électoral, la tenue en un ou deux tours de ces élections présidentielles, le vote de la diaspora, le maintien du vote indirect des gouverneurs ou sénateurs au second tour ou non ? Et enfin le nerf des élections : l’argent. En RD Congo, les élections sont de véritables gouffres budgétaires, et fréquemment, la Communauté internationale vient en aide à ce pays-continent.

Une aide intéressée à double titre : pour les richesses hydriques et géologiques, mais aussi pour la position géostratégique du pays. Lorsque la paix est menacée en RD Congo, c’est quasiment toute l’Afrique centrale qui est mal à l’aise. Or souvent, les crises pré et surtout postélectorales sont lourdes de conséquences, dans ce pays que la Communauté internationale est souvent obligée de s’impliquer de bout en bout pour soutenir ce géant durant ces périodes délicates.

On l’a vu en 2006, où malgré le fait que les ptf ont injecté  des milliards pour le retour de la paix, le jeune président Joseph Kabila, a dû affronter dans les urnes, mais aussi par les armes, son rival d’alors, Jean-Pierre Bemba, duel de la canonnière  qui a causé de nombreuses pertes en vies humaines. Combien coûteront ces votes de 2023 ? La précédente présidentielle s’était élevée à près de 300 milliards de F CFA.

Rentrée hautement politique, pour ne pas dire électorale donc pour les locataires du Palais du peuple qui savent que la paix et l’avenir de la RD Congo dépendent en partie d’une sérénité du sérail politique. Et au-delà des députés et des sénateurs et de la CENI, c’est évidemment le président Félix Tshisékédi qui demeure le garant de l’unité nationale et qui doit donc œuvrer à ce que ces prochaines échéances soient pacifiques, transparentes et acceptables, une compétition à laquelle il sera candidat, par lui-même, avec peut-être des alliances, mais délesté de l’ombre tutélaire de Kabila Junior.

2023 est à ce titre un double défi pour le président sortant qui sollicitera un second bail, et qui doit conjurer les démons électoraux qui se réveillent à chaque échéance.

La REDACTION

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