Guinée : Kassory Fofana et trois ex-ministres placés en détention

Guinée : Kassory Fofana et trois ex-ministres placés en détention

L’épée de Damoclès qui planait sur la tête des ex-dignitaires du régime Condé a commencé à s’abattre. Après deux jours d’audition à la direction centrale des investigations de la gendarmerie, l’ancien Premier ministre d’Alpha Condé, Kassory Fofana et des anciens ministres du gouvernement déchu dont Mohamed Diané, ministre de la Défense, Oyé Guilabogui, ministre de l’Environnement, et Zakaria Koulibaly, ministre des Hydrocarbures, ont été placés sous mandat de dépôt et conduits à la maison d’arrêt de Conakry. Ils sont poursuivis pour des faits de corruption, de détournement de fonds et d’enrichissement illicite. La Cour de répression des crimes économiques et financiers (CRIEF) a inculpé les principaux concernés ce mercredi 6 avril, et un procès est prévu le lundi 11 avril prochain.

Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre de Guinée jusqu’au coup d’Etat militaire de 2021, ainsi que trois anciens ministres du président déchu Alpha Condé ont été inculpés mercredi de «détournement» de fonds publics présumé et écroués à Conakry, a indiqué un de leurs avocats à l’AFP.

Les quatre ex-responsables avaient été déférés mercredi devant le parquet de la Cour de répression des infractions économiques et financières (Crief), nouvellement créée par la junte qui a renversé le 5 septembre le président Condé après plus de dix ans de pouvoir. Ils avaient auparavant été entendus pendant trois jours par des enquêteurs. Les faits exacts qui leur sont reprochés n’ont pas été précisés.

Notons qu’Ibrahima Kassory Fofana, chef du gouvernement de mai 2018 jusqu’au coup d’Etat de septembre 2021, venait d’être désigné, le 31 mars, à la tête du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG Arc-en-Ciel) l’ex-parti au pouvoir en attendant le prochain congrès.

Les militaires au pouvoir depuis le 5 septembre 2021 ont fait de la lutte contre la corruption réputée endémique un de leurs grands combats proclamés. Le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya, chef de la junte qui s’est fait investir président, a assuré qu’il n’y aurait pas de «chasse aux sorcières» mais que la justice serait la «boussole» du pays.

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