La charge venue de la Radio France Internationale (le 22 avril dernier) qui sur la base de témoignages s’était fait l’écho de «graves allégations d’exactions» qui auraient été commises par les Forces armées burkinabè lors d’une opération militaire de sécurisation dans des localités de la province de l’Oudalan (région du Sahel) a suscité la réaction du gouvernement. Dans un communiqué daté du dimanche 4 avril 2022, dont nous avons reçu copie, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, a jugé ces accusations très graves et réaffirmé le sens élevé des Forces armées au respect des Droits humains. «Le ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, au regard de la gravité des allégations, réaffirme avec force, que les Forces armées nationales, engagées dans plusieurs opérations de sécurisation du territoire national accomplissent leurs missions avec une conscience élevée du respect des Droits Humains», répond ledit communiqué.
Toujours dans sa mise au point, le ministre de la Défense a rappelé que ces opérations visent prioritairement la protection et leurs biens contre la violence aveugles des groupes armés terroristes avec ses nombreuses victimes civiles et militaires. Et le communiqué d’indiquer que de telles accusations s’inscrivent en faux avec les valeurs et principes militaires. «Par conséquent de telles allégations sont aux antipodes des buts militaires ainsi que des valeurs et principes qui encadrent la conception et la conduite des opérations. Le Burkina Faso a du reste fait du respect des Droits Humains, l’un des axes majeurs de la Stratégie nationale de lutte contre le terrorisme et ce, en conformité avec la Stratégie mondiale définie par les Nations unies. Cela démontre le haut niveau d’engagement du gouvernement et des autorités militaires pour en faire la promotion», explique le gouvernement.
Toutefois, rassure le ministre de la Défense, des «investigations seront diligentées pour faire toute la lumière sur ces graves allégations afin de tirer éventuellement toutes les conséquences qui s’imposent».
Rappelons que dans sa publication objet de cette mise au point, RFI avait rapporté que suite à une opération dans certaines localités de la province de l’Oudalan, des soldats burkinabè «ont tué tous les hommes y compris des adolescents».


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