Lointaines mais toujours vives, les réminiscences de la «Bataille de la Mer Noire» des 3 et 4 octobre 1993 qui opposa la Task Force Ranger américaine aux milices somaliennes lors de la tentative d’arrestation du seigneur de guerre somalien
Mohamed Farah Aidid. Deux jours de combats au cours desquels 19 soldats américains avaient péri et 105 autres blessés. La fêlure est toujours là et échaudée en Afghanistan, en Irak, l’Amérique hésite souvent à envoyer ses Rangers sur les théâtres d’opération extérieurs.
Presque 30 ans après l’Amérique revient à Mogadiscio par la présence de 500 soldats. C’est l’annonce faite par le président Joe Biden. Un cadeau de bonne arrivée du président américain Joe Biden qui tombe à pic pour le nouveau président somalien Hassan Cheick Mohamed qui vient d’être élu ce 15 mai 2022. Un come-back qui signifie que les USA ont décidé encore de s’essayer en gendarme du monde. Non par goût du risque, mais parce qu’ils sentent et savent que les pendules de la géopolitique bougent et se tournent, pas forcément vers le Nouveau monde, mais vers l’empire du Dragon et ses alliés et même la guerre Russie-Ukraine enseigne qu’il faut désormais compter avec d’autres forces.
Mais ce retour aussi est un mauvais signal pour les Shebabs, qui frappent à tout vent dans la région. 500 soldats, c’est peu, mais peut-être que si réussite, il y a, le nombre va s’accroître. Espérons seulement que les Américains ont tiré leçon de cette première bataille de Mogadiscio, qu’ils savent que les Shebabs sont chez eux et que la guerre asymétrique se gagne autrement que par le face-à-face ou une orgie de moyens.
La rédaction


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