Tentative de déstabilisation du Mali : Goïta et les 49 affreux  ivoiriens

Tentative de déstabilisation du Mali : Goïta et les 49 affreux  ivoiriens

Les rumeurs de réunions séditieuses, coups d’Etat réels ou fantasmés, préludes à des purges ou à des mises à l’écart de personnes gênantes ou pour amuser la galerie et détourner l’attention du peuple sur les vrais problèmes des populations ont toujours eu cours dans les pays à problèmes ou sous le règne des satrapes. Est-ce le cas au Mali où 49 militaires ivoiriens débarqués à l’aéroport de Bamako ont été accusés d’avoir voulu faire gicler Goïta de son fauteuil présidentiel ?

Que sont venus faire ces 31 soldats des forces spéciales ivoiriennes et 18 de l’armée régulière au Mali, dans un aéronef lesquels militaires selon les autorités n’avaient pas de lettre de mission en leur possession ?

Car sur les documents de voyage étaient mentionnés maçon, chauffeur, peintre, mécanicien … donc, dissimulation de leur profession. Donc il y a anguille sous roche selon Bamako. A l’évidence, car hier par la voix du porte-parole de la Transition malienne, le colonel Abdoulaye Maïga, a élaboré un chapelet de faits qui montrent non seulement que ce sont des mercenaires, et leur «dessein» funeste était de dynamiter la Transition, mais que le coup était préparé :

Non information du ministre des Affaires étrangères, violation du dispositif de l’article 38 du code pénal malien sur l’intégrité malienne. Enfin, contactées les forces armées ivoiriennes, se sont lavées les mains. La MINUSMA enfin a affirmé qu’il n’y avait point de rotation le 10 juillet, ce qui est venu aggraver le cas de ces 49 impromptus de l’aéroport Modibo Keïta de Bamako.

Balayée cette histoire de Sahelian aviation services (SAS) qui est d’ores et déjà blacklisté au Mali. L’heure est au début de la reddition des comptes selon toujours la Transition. Les 49 mercenaires, selon désormais la terminologie officielle seront livrés à la justice malienne qui avisera.

Interrogations : pourquoi des mercenaires viendraient-ils de cette façon pour s’en prendre à Goïta et Cie ? Qui sont les commanditaires de ces 49 affreux ? Et si cette histoire était cousue au fil blanc, rien que pour mettre encore au pinacle la geste de Goïta, auréolé déjà de bravoure ?

Cela fera d’’ailleurs la énième conspiration à laquelle le patron de la Transition a survécu, on se rappelle il y a plus d’un an, le forcené dans la mosquée, qui a sauté sur le chef de l’Etat couteau en main pour attenter à sa vie. Et en dépit des circonlocutions diplomatiques que le colonel Abdoulaye Maïga a usé, à la fin de son discours pour dire que la Côte d’Ivoire reste un pays frère, il y a tout de même un doigt accusateur qui est pointé du Mali.

Il est vrai et pourquoi le cacher, c’est de notoriété publique que Ouattara était ami au président déchu, IBK, il est vrai qu’on accuse à tort Ouattara d’être le faucon des chefs d’Etat qui ont été à la manœuvre pour qu’on sanctionne le Mali au sein de la CEDEAO. Ce qui reste à prouver. Bien qu’il abhorre les putschs, Ouattara ira-t-il jusqu’à tenter de renverser Goïta ? Peu probable, et même pour les sanctions, la Côte d’Ivoire a trinqué par translation, car qui fournit le bétail à ce pays ?

Et pourquoi pas aussi peut-être le cas Karim Kéïta, qui a trouvé refuge à Abidjan au lendemain de la chute de son papa de président, alors qu’il est recherché par la justice du Mali, la présence du fils aîné d’IBK pourrait-elle expliquer cette frénésie, complotiste ?

Tout ceci pourrait avoir engendré cette histoire de mercenaires du Mali à l’égard de la Côte d’Ivoire. Plus prosaïquement, lorsqu’on est parvenu au pouvoir par un coup d’Etat, il est évident qu’on peut partir par un autre. Cette hantise ne quitte jamais un putschiste, quel que soit le temps qu’il demeurera au pouvoir, même après s’être fait absoudre par de vrais-faux suffrages universels. La phobie du complot trouble toujours le sommeil du putschiste. Assimi Goïta n’échappe pas à ce syndrome, et le spectre d’une révolution de palais ou d’une 5e colonne va toujours être présent dans sa tête. C’est pourquoi il faut rendre le pouvoir dans les 24 mois, ne pas se présenter, quitte à revenir après.

La REDACTION

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