Par la voix de son porte-parole, Lionel Bilgo, le gouvernement burkinabè a apporté un démenti à ces accusations d’exécutions sommaires. «Le gouvernement réfute et condamne, avec la dernière énergie, ces allégations qui portent le discrédit sur l’armée, qui reste républicaine et résolument engagée dans la lutte contre le terrorisme et pour garantir la quiétude et la sécurité des populations», a déclaré son porte-parole, Lionel Bilgo.
«L’armée a engagé déjà une enquête pour vérifier la véracité et l’exactitude de ces allégations. Si toutefois elles sont fondées, l’armée (…) tirera toutes les conséquences», a assuré Lionel Bilgo, par ailleurs ministre de l’Éducation nationale. Dans un communiqué publié fin juin, l’armée avait «rappelé à l’ordre quelques-uns de ses éléments y compris des volontaires pour la défense de la patrie (supplétifs civils) au respect des principes de l’armée», a souligné Lionel Bilgo.
Rappelons que depuis le début des violences, l’armée burkinabè a toujours démenti les accusations d’exécutions extrajudiciaires, pointant parfois des groupes armés qui utilisent du matériel militaire. D’autres ONG dont Human rights Watch (HRW) avaient déjà accusé en 2020 les forces de sécurité burkinabè d’«exécutions extrajudiciaires», au cours d’opérations antiterroristes, après la découverte de «fosses communes contenant au moins 180 corps» à Djibo, chef-lieu de la province du Soum.


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