Déby-fils qui s’était claquemuré depuis le jeudi noir, où 50 manifestants ont été massacrés avec plus d’un millier d’arrestations a fendu l’armoire hier 24 octobre en s’adressant à ses compatriotes.
Certes, il s’était rendu dans les hôpitaux pour réconforter les blessés, mais son discours d’hier n’a comporté aucune compassion manifeste. Au contraire, Déby-fils a fait dans le comminatoire, en répétant après son premier ministre Saleh Kebzabo que c’est la volonté manifeste de déclencher une guerre civile qui a été le déclencheur de ces tueries. En substance, l’insurrection qu’a voulu susciter Succès Masra et Les Transformateurs a été l’étincelle qui a mis le feu aux poudres.
C’est parti donc pour un jeu de ping-pong dans cette tragédie nationale, alors que la réconciliation était sur toutes les lèvres dans le dialogue censé être inclusif. Ces mots sont désormais du fiel, car après ce sang versé par les balles assassines, c’est un pays au tissu social déchiré qui se dresse. Un drame qui vicie davantage les rapports pouvoir et opposition et surtout groupes politico-militaires. Tout semble reparti au Tchad pour le réveil des vieux démons, encore qu’ils n’ont-jamais réellement fermé les yeux… pour le malheur des populations qui ne demandent qu’à vivre en paix même avec le peu comme viatique journalier.
La rédaction


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