Régulation des médias : «réveil» du CSC: Abdoulazize Bamogo nommé président

Régulation des médias : «réveil» du CSC: Abdoulazize Bamogo nommé président

 

Fin de la paralysie institutionnelle au Conseil supérieur de la communication (CSC). Après plus de 6 mois de léthargie consécutive à l’élection contestée du conseiller Abdoulazize Bamogo et la bataille politico-judiciaire qui s’en est suivie avec à la clé un blocage de l’institution, les choses sont en train de rentrer dans l’ordre. Dans un décret  rendu public hier mardi 6 décembre 2022, Abdoulazize Bamogo  a été nommé président du CSC (lire décret page 6). Cette nomination met ainsi fin à une crise qui n’a que trop duré.

C’est donc le «réveil» d’une institution dont l’inactivité a fait l’objet de plusieurs appels de la part des hommes de médias et de plusieurs observateurs. Du reste, les derniers développements de l’actualité marquée par la suspension jusqu’à nouvel ordre des antennes de Radio France internationale (RFI) au Burkina Faso par le ministre de la Communication avaient fait réagir nombre de journaux sur l’urgence de «réveiller le CSC» pour gérer ces types de situation. Cette nomination a lieu au lendemain de notre éditorial du lundi 5 décembre 2022 (veille de cette confirmation) dont le titre était plus évocateur : «Voilà pourquoi, il faut réveiller le CSC». Dans la forme comme dans le fond, cette décision de suspendre la radio diversement appréciée, relevait du champ d’action du CSC qui reste le gendarme des médias.

En rappel, Abdoulazize Bamogo et Eugénie Séraphine Yaméogo/Ouattara avaient été respectivement élus président et vice-présidente du CSC le 31 mai 2022. Par la suite, cette élection  a été contestée par la  conseillère Marie Danielle Bougaïré, qui mettait en cause la régularité de la candidature de Abdoulazize Bamogo contre qui elle était en compétition pour le poste de président. La situation a été portée devant le tribunal administratif qui  à son audience du 24 juin 2022, a rendu son verdict en jugeant le procès-verbal régulier, confirmant ainsi l’élection du président et de la vice-présidente. Mais un appel avait été introduit par le camp de la conseillère.

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