Sous-scrétaire chargée des affaires politiques et de l’Afrique, au Trésor et secrétaire d’Etat en personne, Antony Blinken, et même la première dame Jill, les premiers responsables américains défilent en Afrique ces derniers mois. Il ne manquerait plus que Jo Biden !
En attendant, c’est la vice-présidente Kamala Harris qui a foulé le sol du vieux continent depuis hier 26 mars 2023. Ghana-Tanzanie-Zambie, 3 pays anglophones auront la chance et le privilège de recevoir celle qui seconde Jo Biden à la tête des Etats-Unis d’Amérique.
Certes, il s’agit du Service-après-vente (SAV) du sommet Etats-Unis-Afrique qui s’est déroulé à Washington en décembre, tâche à laquelle se sont acquittées toutes ces personnalités américaines citées ci-dessus. Mais l’Amérique veut surtout s’ancrer davantage ou y revenir en force, vu que les autres puissances comme la Chine, l’Inde et surtout la Russie sont dans la même dynamique. Principalement, la 1ère puissance ne veut pas laisser le champ libre à ses challengers !
Et après les pays africains, à gros problèmes, surtout sécuritaire, place à ceux bien tenus démocratiquement et dont exempts plus ou moins des difficultés économiques, ou connaissant une instabilité politique.
Oui, Kamala Harris s’est drapée dans son tailleur d’afro-optimiste pour son présent séjour africain. Finie la mise en exergue de la sinistrose sous les tropiques. Vivent les embellies !
Encourager l’Afrique qui avance avec un point spécial à la première présidente de la Tanzanie qui a fait cesser le musellement des partis politiques, ou revoir un pays où elle s’y était rendue jeune, la Zambie pour constater les progrès réalisés. Au Ghana, elle touchera du doigt aussi une démocratie ancrée, malgré une récession et une inflation qui menacent ce pays de cessation de paiement.
Chefs d’Etats et sociétés civiles auront des entretiens avec la vice-présidente américaine. Après le premier président post-racial, bien que célèbre en Afrique Barak Obama lequel n’a pas trop brillé pour son tropisme africain y compris même au pays de ses aïeux, le Kenya, voici la première femme afro-américaine, vice-présidente de l’Amérique, Kamala Harris qui vient célébrer un continent où il n’y a pas que seulement la faim, les guerres, le Sida, la corruption, les coups d’Etat, mais l’autre Afrique qui gagne, qui engrange du progrès, celle qu’il faut congratuler.
Entonner une ode à ce continent qu’on regarde toujours de haut à partir de l’Occident ou des USA, voilà un peu le message véhiculé par la vice-président des USA à travers cette visite des 3 pays. Mais, cet hymne à la victoire du continent n’est-ce pas aussi, une approche plus originale de raffermir le partenariat avec l’Afrique ?
La REDACTION


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