Il est donc dit que la plateforme de l’opposition de RDC, LAMUKA n’échappera pas à la maladie infantile des opposants africains : la division pour des questions de leadership ou de préséance. En effet, Martin Fayulu et Adolphe Muzito, le duo qui cornaque ce regroupement oppositionnel, se crêpent le chignon, pour une histoire de gestion de ce conglomérat politique. Les deux têtes de proue de cette plateforme, réduite à sa portion congrue ont donc fait apparaître des divergences sur la gouvernance de cette opposition. Déjà, fortement diminué après le départ de Jean-Pierre Bemba, qui avait rejoint depuis l’Union sacrée, et surtout, n’ayant pas tiré leçon de ce qui s’est passé en 2019, bref affaiblie, LAMUKA aurait dû cultiver l’unité, et même chercher à ratisser large, comme le fait son adversaire au pouvoir l’Union sacrée.
A la dernière présidentielle, la défection de celui qui était un ténor de LAMUKA, Felix Tshisekedi, avait assommé l’opposition d’autant que depuis et même jusqu’à présent, Martin Fayulu demeure toujours amère sur une victoire qu’on lui aurait volée.
Ces dernières semaines, on aura remarqué que le pouvoir se densifie avec l’entrée au gouvernement des présidents du MLC, Jean-Pierre Bemba et de l’UNC, Vital Kamerhé, et dans la foulée, la signature d’une charte de cette Union sacrée, avec un président-candidat qui se donne toutes les chances pour rempiler. Comment expliquer alors cette posture suicidaire de l’opposition ?
«Nous considérons que le divorce est consommé au regard du comportement de Martin Fayulu», a martelé ce week-end, Albert Makulubundu, porte-parole de Muzito. Signe que rien ne va plus au niveau de l’attelage bicéphale de LAMUKA.
Le 31 mars dernier, Fayulu affirmait que Muzito ne faisait plus partie de LAMUKA. Le 9 avril dernier, Fayulu désignait aussi le remplaçant de Muzito en la personne du prof. Mathieu Kalélé, via un communiqué. Un Mathieu Kalélé qui ne serait pas membre de LAMUKA…
L’autre aile de LAMUKA (Nouvel élan) pointe une «rébellion», et un comportement anti-principiel et anti-texte de Fayulu et compte organiser une passation de charges aujourd’hui 11 avril 2023 dans les règles de l’art.
Vrai embrouillamini au sein de LAMUKA, atteinte de la pathologie scissipare, à 8 mois d’une compétition majeure, la présidentielle, c’est pitoyable et déprimant. Mais rien d’étonnant, c’est connu, en Afrique un opposant préfère être la tête d’un rat que la queue d’un lion, et ce n’est pas les pouvoirs en place qui sont forts, ce sont les oppositions qui sont faibles.
La REDACTION


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