En voilà un autre dirigeant qui est préoccupé par la guerre à l’Est de la RDC où entre faux replis du M23, tueries, jalonnement de forces de la Communauté est-africaine et relations tendues Rwanda-RDC, en voilà un qui veut toucher du doigt les réalités de Goma. Et ce n’est pas n’importe quoi !
Lui, c’est Alain Berset, président de la Confédération helvétique et surtout futur président du Conseil de sécurité à partir du 1er mai prochain. Relations bilatérales donc Suisse-RDC, le premier travaille beaucoup dans les finances et les pierres précieuses, le second est très riche en ressources hydriques, forestières et de minerais précieux, et compte dans la géopolitique.
Cependant, à l’approche de la date de sa prise de la casquette au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, c’est la guerre dans la capitale du Nord-Kivu qui prend du relief dans ce séjour congolais.
Du reste, lors de l’aparté au palais de la Nation, Berset-Tshisekedi, la guerre à Goma était le menu principal. «Nous sommes attachés à la souveraineté de la RD Congo», a affirmé le président Alain Berset.
Son homologue congolais, lui, a brossé le tableau de la situation, mais surtout a évoqué la «feuille de route» toujours brinquebalante, ce qui retarde le plan de paix. De même, le chef de l’Etat Tshisekedi estime que le retrait des rebelles du M23 vers Kitshanga, son camp de cantonnement, ce retrait se faisait à pas de tortue, si fait donc qu’il faudra prolonger le mandat de la force est-africaine de 3 mois, une force pas appréciée par les populations, laquelle force qui n’a d’ailleurs pas pour mission de s’y éterniser !
Le M23 cantonné à Kitshanga sera surveillé par les troupes congolaises. Le n° 1 suisse donc qui ira à cet Est-Congo, fait non seulement preuve de courage, même avec un risque calculé, mais surtout, on peut lui créditer d’une ferme volonté d’être in situ et de pouvoir ainsi se faire une idée sur les réalités du terrain. C’est en stratège militaire que le président suisse s’y rend, si l’on considère que c’est le terrain qui commande la manœuvre.
Que proposera-t-il à l’ONU à partir du 1er mai concernant ce brûlot congolais vieux de plus de 2 décennies ? Quelle solution viable pour un tel conflit qui distancie les relations RD Congo-Rwanda ? Surtout quel réajustement faire en ce qui concerne la MONUSCO, ces casques bleus onusiens décriés pour leur soi-disant inefficacité et ces derniers temps leurs bavures ?
La REDACTION


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