Coup d’Etat au Niger : Week-end décisif pour la CEDEAO et le général Tchiani

Coup d’Etat au Niger : Week-end décisif pour la CEDEAO et le général Tchiani

Y aura-t-il un syndrome Ahmed Tejan Kabah ou le dialogue va-t-il tout résoudre au Niger ? Tandis que les missi dominici de la CEDEAO s’activent à Niamey pour trouver un terrain d’entente avec les putschistes, ces derniers ont fait un tour d’horizon de leurs alliés en dépêchant le général Salifou Mody au Mali et Burkina et sans oublier que le CNSP continue de mettre en garde l’organisation sous-régionale contre toute «agression du Niger».

Visées la CEDEAO, naturellement, mais la France aussi, laquelle a rapatrié ses ressortissants et ceux de l’UE. Le 2 août sur télé-Sahel, le général Tchiani a presque menacé tous ceux qui auraient l’intention de s’en prendre au Niger. Les syndicats par leur centrale telle l’UAS et plusieurs syndicats autonomes donnent de la voix dénonçant «2 traitres» qui auraient signé pour qu’on «bombarde le palais présidentiel à Niamey avec l’hôpital à 400 m, l’université à côté … ».

De quoi va accoucher la médiation menée par le général Abdulsalami Abubakar et le sultant de Sokoto?  Deux personnes qui se complètent pour cette mission : tous deux sont militaires, l’un a été chef de l’Etat et s’est effacé pour faire des élections, l’autre en plus de cette carrière militaire, est un chef religieux très écouté au Nord du Nigeria frontalier du Niger. L’un va jouer de son expérience d’ex-président, l’autre la fibre religieuse mais aussi ethnique, la Communauté Haoussa, peuple bien ??? du Niger que du Nigeria. Même militaires, vont-ils accepter se «retirer dedans» et en découdre à coups de fusil ?

De leur côté, la junte nigérienne ne reste pas coi : le séjour du n°2 du CNSP à Bamako et à Ouagadougou, est une sortie de cor que sonne les putschistes pour rameuter ces 2 pays qui ont clairement affiché leur soutien au Niger en cas d’attaque de la CEDEAO.

Ce week-end, expire donc le délai donné au Niger. Si le général Tchiani n’obtempère pas, ce qu’il a l’intention de faire au regard de son discours et sa posture, s’il passe outre cet ultimatum de la CEDEAO, la guerre du palais présidentiel aura-t-elle lieu ?

Si par contre, le CNSP par extraordinaire, rend le pouvoir à Bazoum, quel sera la suite ? Si la CEDEAO échoue à rééditer l’exploit de Lansana Conté de la Guinée qui avait été mandaté par la même CEDEAO pour rétablir Ahmed Tejan Kabah de la Sierra-Leone, et qui l’a fait, si la CEDEAO fait chou blanc, c’est la catastrophe côté image, déjà pas trop reluisante dans les 3 capitales. Si elle réussit, par contre ce sera un avertissement pour tous les putschistes en herbe de ne pas franchir le Rubicond.

Le Niger aussi ou plutôt les putschistes jouent aussi gros, car ce week-end, si le dialogue rate, ça passe ou ça casse ! Le plus grand souhait est de parvenir à une paix des braves, à un gentlemen agreement.

Car si Games of Thrones, il devait y avoir au Niger confronté au terrorisme, en plus du Burkina et du Mali, ce serait la totale, car les  forces de la sous-région actuelle ont un seul ennemi : les katibas qui tuent et endeuillent. Le reste peut toujours se négocier par la parole.

La REDACTION

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