«Fatshi» et l’état de la Nation devant le parlement à Kinshassa : Le Congo avance, et a besoin d’une Constitution endogène

«Fatshi» et l’état de la Nation devant le parlement à Kinshassa : Le Congo avance, et a besoin d’une Constitution endogène

 

 

C’est un chef de l’Etat congolais pugnace, tantôt sur l’offensive, tantôt sur la défensive plein d’optimisme apparemment contagieux pour l’auditoire qui s’est adressé au parlement hier. Comment s’est porté la RD Congo en 2024, et quelles sont les perspectives de ce pays-continent, qu’il dirige par ce second mandat ?

 

Un discours sur l’état de la Nation qu’a décliné Félix Tshisekedi tout en disant à ses compatriotes, ce qu’il entend faire dans le court et long terme pour dépêtrer une RD Congo engluée dans des difficultés dont les moindres ne sont pas l’inflation (+11%) le préoccupant quotidien des Congolais, l’économie, l’agriculture et évidemment la guerre à l’Est avec les Wazalimdo et l’activisme du M23, malgré des avancées significatives sur le processus de Luanda en Angola.

Quel a été l’existant 2024 sous Tshisekedi II ? Le bilan que dresse le chef de l’Etat est un satisfécit, avec un florilège de réalisations économiques, qu’il serait fastidieux de les énumérer de façon exhaustive. Contentons-nous d’en dresser les plus significatives. D’abord, Tshisekedi s’enorgueillît de l’économie, qui connaît une croissance de 6% malgré une inflation de 11%.

Diversification des ressources, réalisations de grandes infrastructures socio-économiques, modernisation de l’aéroport…la RD Congo est une grande ruche depuis fin 2023, et toute l’année 2024, ruche où toutes les abeilles s’activent à construire avec bien sûr, un architecte suprême, lui, Tshisekedi ! Un pays en chantiers dans lequel, le sol doit pouvoir aussi égaler, sinon, surpasser le sous-sol.

Allusion à une agriculture infirme, malgré un pays bien arrosé et des sols fertiles, qui sont éclipsés par un sous-sol farci de diamants, d’or, de cobalt, de cuivre…, métaux qui ravivent l’esprit de lucre de pays extérieurs et surtout de voisins qui mènent une guerre de rapines à l’Est de la RD Congo.

L’adresse de «Fatshi» s’est également appesantie sur cette guerre au Nord-Kivu où le M23 excroissance de l’armée rwandaise, mène des ratonnades sanglantes pour exploiter les minerais de la région.

Ce grand oral de Félix TShisekedi serait incomplet s’il n’évoquait pas la possibilité d’une nouvelle Constitution pour la RD Congo. Ce qu’il appelle «une initiative des compatriotes pour réfléchir et trouver un cadre institutionnel plus adapté aux aspirations de notre peuple».

Traduit en français facile ou en lingala, cela veut dire tout simplement que la RD Congo a besoin d’une loi fondamentale qui épouse les réalités du pays de Lumumba. Une constitution endogène. Lesquelles réalités ? Il ne le dit pas. Mais, face à ces députés et sénateurs, le chef de l’Etat sait qu’il a là, un aréopage de représentants du peuple, qui peuvent faire passer son message. Encore une fois, ce 11 décembre devant le parlement réuni en congrès, Tshsisekedi n’a pas dit les détails des tenants et aboutissants de sa volonté de toiletter, voire de changer carrément de Constitution.

Mais, ses adversaires et opposants y voient une manœuvre pour remettre les compteurs à zéro, et briquer un 3e mandat. «Fatshi» ne l’a pas encore lâché, même si ses thuriféraires et zélotes, notamment les affidés de l’UDPS, s’attèlent à convaincre dans ce sens.

Les Fayulu, Katumbi et Cie cinglent qu’il n’en est pas question. Car ce qu’on a refusé à Kabila fils, on ne peut pas l’offrir à Tshisekedi ! 2025 promet en tout cas des joutes électriques, du funambulisme langagier, et attention à de possibles manifestations plus ou moins violentes, bref à une année pas si tranquille que ça.

 

La REDACTION

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