Des élections en Guinée en décembre 2025 : Super ! reste à trouver les candidats !

Des élections en Guinée en décembre 2025 : Super ! reste à trouver les candidats !

 

 

Les Guinéens sont dans leur droit quoique un peu chiffonnés d’apprendre depuis Abidjan, au détour de l’évènement CEO Forum, et par la bouche du premier ministre, Bah Oury, que 2025 est bien la fin de la Transition et le retour à une vie constitutionnelle normale par la tenue d’élections législatives et présidentielle.

Pour une telle information aussi capitale pour la Guinée, il aurait été plus correct que ce soit en Guinée que le chef du gouvernement fasse l’annonce. Mais, excuse non absolutoire, l’Africa CEO Forum est une tribune idéale pour «vendre la Guinée» et qui plus que le premier ministre pour se mouler dans le boubou de VRP pour mettre en exergue les potentialités du pays et surtout ce que beaucoup d’investisseurs attendent :

– le processus électoral et l’Etat de droit.

– Le projet Simandou connaîtra ses premières retombées d’ici fin 2025.

– La Guinée ne connaîtra plus le «noir » la nuit tombée et la crise énergétique sera résolue, et même que le pays exportera le surplus…

Quant aux dates des élections, celle du référendum est connue avec précision, le 21 septembre 2025, pour la présidentielle et les législatives, ce sera au mois de décembre, mais pas de jours arrêtés. Que dire sur cette annonce pour la moins singulière depuis le bord de la lagune Ebriée ?

Le RAVEC en retard incite à la prudence, car les enrôlements civils et électoraux n’avancent pas comme il le faut. Et celui du RNPP, le fichier national des personnes physiques également. Faut-il prolonger ces enrôlements ? La direction des affaires politiques se mure dans un silence inquiétant.

Mais au moins, fini le semblant de cacophonie qui entourait ces élections, car fin décembre 2024, le président Mamadi Doumbouya annonçait ces votes. 3 mois après, en mars 2025, c’est le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement Ousmane Gaoual qui disait le contraire, pour être démenti quelques semaines après par le premier ministre. Petitement, on semble évoluer vers ces élections.

Le président guinéen a-t-il pris son homologue gabonais Oligui au mot ? Ce dernier lui a remis un flambeau le jour de son investiture le 3 mai 2025, l’invitant à quitter cette transition et à s’inscrire dans l’Etat de droit, car il est le seul à en être capable foi du Gabonais.

Apparemment, message reçu 5/5 même s’il faut attendre de voir. Et si les lignes semblent bouger, c’est que le locataire du Palais Mohamed V est convaincu qu’il sera le grand vainqueur de cette présidentielle.

Le doute n’est plus d’ailleurs permis sur la candidature ou non du général Mamadi Doumbouya. La précampagne qui a cours depuis des mois par le truchement des mouvements de soutien de la société civile croupionne (pas celles dont les éléments sont ostracisés), des organisations patronales et politiques, tous poussent des objurgations pour que le général-président, homme providentiel conduise le bateau guinéen à bon port. Peut-il dans ce cas se débiner ? Non !

Reste à s’interroger sur la crédibilité de telles élections ? La CENI est hors-jeu, c’est l’OGE c’est-à-dire l’Administration territoriale qui organisera ces votes ! Les partis politiques qui ont subi une cure d’amaigrissement sont réduits à leur portion congrue. Et même bâillonnés ! Et il n’est même pas sûr qu’il puisse compétir, à l’image de l’UFDG de Cellou Dalein Diallo, ou de l’UFR de Sidya Touré, tous dans l’œil du pouvoir.

Il y aura peut-être des élections en fin décembre 2025, mais avec un processus vicié, joué d’avance et un vainqueur connu également. N’est-ce pas une maison vieillie dont on a ravalé les façades ?

La REDACTION

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