Vote de la Loi criminalisant la colonisation en Algérie : Repentance Mémorielle à Alger contre non-rétroactivité de la Loi pénale à Paris

Vote de la Loi criminalisant la colonisation en Algérie : Repentance Mémorielle à Alger contre non-rétroactivité de la Loi pénale à Paris

Rien ne va décidemment pas entre l’Algérie et la France, avec
l’adoption hier 24 decembre à l’unanimité d’une Loi qui criminalise la
colonisation couvrant la période 1830-1962 en Algerie . Notamment
sur les actes relatifs aux essais nucléaires, aux tortures et aux pillages.

C’est la 3e
fois qui est la bonne concernant cette loi qui a été votée par
un plébiscite des députés ceints chacun d’une écharpe aux couleurs
nationales. C’est la gravité du moment et la conviction de ces élus sur
la culpabilité de la France et l’exigence d’une contrition .
Autrement dit, 132 années d’administration de l’Algérie constituée
alors de départements français, restent parsemées de lourdeurs
véridiques et de pesanteurs mémorielles.
La responsabilité juridique de la France sur son passé colonial,
reconnue par Emmanuel Macron en 2021, qui s’est refusé à des
excuses reste un point de défiance voire la ligne de fracture entre les
2 pays .
L’esprit et la lettre de cette Loi votée à Alger exige ce mea culpa de la
France, la restitution des cartes, une décontamination des sites
,préalables non-négociable à toute réconciliation. Les nuages
continuent donc de s’amonceler au-dessus des relations Alger-Paris.
Ayant atteint son pinacle avec la reconnaissance par Paris de la
marocanité du Sahara occidental, d’une visite d’Etat de Jupiter à
Rabat, et toutes ces histoires d’OQTF algériens qui alimentent la
chronique judiciaire et politique, cette Loi vue de Paris, est une
« initiative hostile à la volonté de la réconciliation » selon le Quay
d’Orsay.
Alger poursuit sa pression sur la France,pour des excuses et une
batterie d’actes que se refuse Paris car même l’affaire Boualem Sansal
en est une. Sans doute, il y a des vérités cachées entre les 2 pays sur
la guerre d’Algérie, sans conteste il y a des réparations à faire, mais à
chaque fois qu’on a l’impression, qu’un armistice et une normalisation
sont en vue, ça repart en vrille. Cas de cette Loi votée par tous les
députés hier.
Or, l’application d’un tel oukase légalisé par les députés algeriens
parait impossible, vue de la Seine du fait du sacro-saint principe de la
non-rétroactivité de la Loi pénale, et d’un impossible procès à rebours
du fait que la quasi-totalité des auteurs ont disparu. C’est dire que la
perpétuelle pression de l’Algérie sur la France sur cette colonisation
aux forceps cette repentance au forceps exigée par Alger semble
irréaliste et irréalisable. Rapport Stora, reconnaissance de la
responsabilité de la France… les gages de bonne volonté se
multiplient, coté Paris mais rien n’y fit. A quand la fin de cette brouille
interminable ?
Aujourd’hui au Faso

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