*Lutter et vaincre le terrorisme d’abord, se développer après
Les temps actuels sont caractérisés depuis la dernière décade et même avant, par la précarité du présent et l’incertitude de l’avenir, mais aussi par les espoirs sans cesse renouvelés. 2025 s’en va, dévoré par l’éternité immobile empedoclienne ou se déployant dans l’espace-temps dans le prisme einsteinien.
Marqué internationalement par une géopolitique violente en indopacifique, au proche et Moyen Orient, dans la région Baltique, en Afrique centrale, et au Sahel. Ce n’est ni la fin de l’Histoire comme le professait Fukuyama malgré cette loi des séries, ni les contingences ex- nihilo.
Car, il y a aussi des avancées, des progrès. A Gaza, Israël a détruit 80% du Hamas, et pareillement pour le Hezbollah, depuis quelques mois, les navires chinois mouillent au large des côtes taiwanaises, tandis que leurs avions volent en rase-mottes, auxquels répliquent l’ex-Formose. La RD Congo et le Rwanda ont signé aussi un aggiornamento à Washington, qui butte sur le staccato des armes à Goma, Bukavu et Uvira.
Dans de nombreuses contrées et notamment au Sahel « nous sommes en guerre », une guerre moderne, souvent hybride et pernicieuse. C’est le temps des citoyens-soldats avec appel des réservistes, du retour du service militaire, ou sous nos cieux des VDP que même la Grande Amérique a connu avec les Minute-men ! 2025 fut à bien des égards une annus horribilis. Mais aussi de progrès.
Au Sahel, des peuples essaient de se libérer des carcans politiques et économiques.
2026 se profile, nouvelle année selon le sablier temporel, érigé par le bipède pensant qu’est l’homme avec ses pendules, montres et chrono. Qu’attendre et surtout qu’espérer de ce « présent du présent » et ce « présent du futur » ? Cap sur les priorités nationales :
Bouter hors du territoire les croquants qui font le coup de feu contre les populations civiles et veulent rogner l’intangibilité de la patrie. Primere dimico terrorem infernens deinde proveho : lutter et vaincre les « terro terro » avant d’embrasser vraiment le progrès !
Au Sahel, les 3 pays Burkina Faso-Mali-Niger qui ont emprunté le chemin de la souveraineté savent qu’en même temps que 2026 offre une lueur, la vigilance éternelle s’impose aussi.
Au Sahel, les armées du Mali-Burkina-Niger luttent avec opiniâtreté contre des terroristes, qui veulent quitter les contreforts de Raqqa en Syrie ou la Libye post-Kadhafienne pour y installer des califats.
En Iran, les USA ont bombardé les sites où l’ex-empire Perse est censé enrichir son uranium pour la bombe nucléaire.
Dans la sous-région et en Afrique, le retour des militaires au pouvoir et surtout la trajectoire qu’ils impriment sont aussi des évènements dont l’analyse à l’aune de la géopolitique et des bouillonnements internes, interrogent non seulement sur la démocratie, mais aussi les hommes politiques. Ou peut-être les deux à la fois !
AES et CEDEAO seront condamnées à une coexistence, à un partenariat. Au Burkina Faso, puisqu’il faut bien parler de soi, le pays est arrimé à des horizons tracés par la RPP, que cornaque le capitaine Ibrahim Traoré, lequel a affermi et donné un cap à son pouvoir. L’espoir de paix devient une ligne possible.
2026 charriera son cortège de questionnements et de mise en questions, de défis, mais surtout d’espoir, cette attente au quotidien, cette confiance en l’humanité qui permet de relever ces défis, grâce à une posture que ne renieraient pas Plotin ou Diogène, ces penseurs grecs aux pensées indépassables. (1)
2026 : Egrenons les motifs d’optimisme, plutôt que porter les œillères de la sinistrose, chaque peuple est son propre Prométhée. Bonne et heureuse année 2026 à l’être qui a reçu la vie et la pensée comme « don inaugural »
In : Pensées et anecdotes (Diogène le Cynique)
In : Les Ennéades (Plotin)
Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana
Directeur de publication
Chevalier de l’Ordre National


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