« Legio Patria Nostra ». La règle d’or â la Légion étrangère est un « engagement total et fidélité totale à la patrie ». De cette discipline rigoureuse le Gl qui a gagné la présidentielle du 28 décembre en fait sa boussole depuis qu’il préside aux destinées de la Guinée le 5 septembre 2021.
Vainqueur par KO dans les urnes par 86,72 % à hauteur de légionnaire ou doumbouyayesque-le-taiseux applique cette loi militaire en politique : une cible est à neutraliser, une mission à accomplir ! Pas besoin d’annonce de candidature ni de campagne tapageuse encore moins de petites alliances et de grandes manœuvres, les grands opposants écartés notamment Cellou Dalein Diallo de l’UFDG, Alpha Condé du RPG ou Sidya Touré de l’UFR même si un Yaya Baldé a réalisé plus de 6%.
Ici en Guinée, le militaire qui a fait irruption dans l’arène politique sait qu’il lui faut endosser le grand boubou amidonné au suffrage universel en lieu et place de la tenue bariolée. Quitte â dicter les règles du processus électoral. Ses compatriotes savent comment ce processus a été cadenassé avec écart forcé d’opposants et interpellations de droits -de- l’hommistes et journalistes mais et ce n’est pas un détail, ils ne sont pas allés â la pêche comme l’atteste le taux de participation qui culmine à 81%.
Voici venu le temps de Doumbouya. Que va-t-il faire de ce septennat ?
D’abord convaincre par le travail. Dame-Nature a cadeauté la Guinée de tout pour être comme la Corée du Sud ou la Malaisie, des pays qui, il y a 40 ans, étaient au même niveau de développement sur la Guinée, les richesses minières et l’abondance pluviométrique en moins ! Aujourd’hui ce sont des dragons asiatiques. Doumbouya doit chercher l’erreur. Qu’est ce qui fait que les horloges guinéennes retardent ? L’agriculture (a Guinée grenier de l’Afrique ), l’éducation et le tourisme pour ne citer que ces secteurs sont des domaines qui peuvent hisser le pays au sommet. Sans oublier le chômage des jeunes qui les pousse vers les traversées éperdues et mortelles de la Méditerranée.
Plus de 40% des jeunes diplômés ahanent à trouver du boulot et 60% sont carrément au chômage. Évidemment, tous les yeux des Guinéens dont rivés sur le gigantesque gisement de fer de Simandou (plus grand du monde) situé au Sud-Est du pays et font le démarrage a débuté le 11 novembre 2025. Cette rente tombe à pic pour Doumbouya qui peut en faire une source de développement socio-économique du pays.
Enfin il est aujourd’hui le président de tous les Guinéens. Élu et désormais ayant toutes les cartes en main, il devrait pouvoir lâcher du lest, permettre que durant ce septennat la vie politique reprenne son cours d’autant que cette élection marque la fin de la Transition donc un retour à la vie constitutionnelle normale.
Il y a des moments où il faut accepter le jeu politique quitte à le brider ! Et un retour des leaders de l’opposition, la libération des proscrits, comme le souhaite d’ailleurs l’UA dont les observateurs ont donné quitus au vote, seraient déjà un signe de décrispation.
La Guinée a besoin de tous ses fils pour avancer. C’est seulement par autant d’actes forts et de résultats que Doumbouya pourra convaincre qu’il n’excelle pas seulement par la baïonnette.
Aujourd’hui Au Faso


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