Retour du Gaindé national de la CAN Maroc 2025   : L’apothéose continue à Dakar

 Retour du Gaindé national de la CAN Maroc 2025   : L’apothéose continue à Dakar

Dimanche dernier, la Coupe d’Afrique des nations (CAN) a éteint ses lampions sur la victoire héroïque des Lions de la Teranga. Le moins que l’ont puisse dire, est que cette 35e retrouvailles des nations de football restera longtemps gravée dans les mémoires. Primo, pour la qualité de ses infrastructures (stades, routes, hôtels) qui n’ont rien à envier à l’Europe ou à l’Amérique.

 

Secondo, le niveau très élevé des matchs qui ont donné lieu à de véritables empoignades tactiques, techniques et physiques. Tercio, pour l’ensemble des émotions positives et négatives qu’elle nous a procuré.

En termes de popularité, la CAN organisée par la Côte d’Ivoire reste bien au-dessus, avec ses rebondissements, sa magie et ses attractions de fêtes de rue, mais jamais une CAN n’avait été aussi palpitante pour son niveau sportif et malheureusement aigres, par ses coups de sifflet coupables.

L’arbitrage, disons-le, a laissé transparaître le visage hideux qu’on lui attribuait, tout en espérant ne pas avoir à le contempler. Hélas, parfois en jaune, souvent en rouge ou en bleu, certains hommes en noir ont juste changé de couleur pour un camouflage plus efficace.

La finale Sénégal – Maroc illustre à merveille le rôle sombre de l’arbitrage de cette CAN. Fautes non sifflées, cartons rouges ou jaunes quelques fois sévères, VAR non consultée, les petites nations de football semblent avoir le plus payé le tribut.

Cette envie frénétique de servir pour des raisons inavouées a parfois abouti à une confusion d’ordre de grandeur. L’arbitre de la finale Jean Jacques Ndala a occulté le fait qu’un lion ne perd jamais ses réflexes de règne, qu’il soit dans la forêt, la savane ou sur les plateaux de l’Atlas.

 

Dans ce match ouvert où les deux Lions se sont griffés à volonté, le public a eu droit à un beau match presque équilibré, jusqu’à ce que le corps arbitrale décide, consciemment ou non,  de se mettre en vedette, en bondissant sur une faute sénégalaise pour offrir un penalty au Maroc, après consultation de la VAR. Le péché de Ndala, c’est d’avoir quelques minutes avant, refusé un but sénégalais pour une faute sur Hakimi. Le tournant était tellement décisif, que celui-ci aurait dû consulter la VAR. C’est à croire que le Congolais Ndala avait en ce moment précis, perdu tous bon sens, au même titre que ces ramasseurs de balle qui ont livré une bataille absurde pour récupérer la serviette du gardien Édouard Mendy, où encore ces journalistes qui ont délibérément perturbé la conférence de presse de Pape Thiaw. Sombre tableau, fort heureusement éclairci par un communiqué du palais royal, félicitant toute la tanière marocaine pour son parcours honorable, tout en les exhortant à poursuivre le travail pour plus de résultats probants. Voilà l’esprit du fair-play dont devrait se nourrir le football.

 

Dakar en fête !

 

Pendant que la Confédération africaine de football (CAF) s’arrache les cheveux sur le bilan de cette belle fête aux contours quelque peu érodés, le Sénégal  lui, est en fête. Tout heureux de recevoir le graal continental le plus convoité, le président Bassirou Diomaye Faye s’est d’ailleurs empressé de décréter une journée chômée et payer, tout en citant son prédécesseur avec une certaine élégance et surtout une auteur d’esprit qui fera sans doute pâlir le camp Sonko.

 

Dakar a accueilli les champions d’Afrique ce soir, dans une effervescence sans pareille. De l’aéroport Blaise Diagne au palais de la présidence, les Lions de la Teranga ont égrené chaque centimètre de reconnaissance du peuple sénégalais, plus que jamais fier de ses valeureux ambassadeurs. Il en fut de même au palais de la présidence où les surprises du chef n’ont pas manqué.

Thiès, Ziguinchor, Saint-Louis, Pikine, Tambacounda ont des raisons légitimes de jubiler jusqu’au lever du soleil. À dire vrai, avec ses blessés, ses joueurs suspendus, l’arbitrage approximatif, tout était réuni pour que la peau du fauve sénégalais soit exposée sur les places publiques de Casa, Rabat ou Marrakech. Mais voilà que majestueusement, les Lions de la Teranga sont redescendus victorieux des hauteurs de l’Atlas et ont foulé ce lundi soir, le sol de leurs ancêtres avec tous les honneurs à la hauteur de leur bravoure. Comment ne pas accueillir avec faste, cette courageuse sélection conquérante, qui porte haut les couleurs du Sénégal depuis plusieurs CAN ? A titre personnel, le président Diomaye, à peine installé au pouvoir, réalise le rêve espéré de plusieurs tenants du pouvoir.

 

Par ricochet, plusieurs pays et capitales sont en fête. Une sorte de réjouissances par procuration dont le football a le secret. La victoire du Sénégal symbolise le triomphe de l’Afrique de l’Ouest et par extension, tout le Sud du Sahara qui, à tort ou à raison, estime que cette partie du nord du continent ne se réclame africain que sur le bout des lèvres. Dans ce positionnement de bloc, surgit pourtant un allié inattendu, notamment l’Algérie, toute heureuse de régler ses vieux contentieux territoriaux. On l’aura compris, l’Algérie est descendue dans les rues, plus pour brandir la défaite du Maroc que pour saluer la victoire du Sénégal.

 

Alors que la fièvre va retomber dans quelques jours, une autre se prépare avec notamment le mécontentement de la Fédération marocaine, avec en tête, Infantino him self. Un comportement inacceptable, disent-ils, le Sénégal ayant quitté momentanément le terrain. En fait, le début d’un faux procès, orchestré pour dissimuler les vrais questions qui taraudent l’esprit du football africain. Après plusieurs mises en garde des acteurs sur un possible dérapage arbitral, il fallait une action forte, au regard de la tournure de cette finale. Le refus du Sénégal de se faire conduire comme un mouton de panurge est perçu aujourd’hui comme un affront. On parle bien volontiers des conséquences, tout en occultant soigneusement les causes. Ce football africain devait veiller à ne pas perdre son âme !

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