Se confirmant à l’article 109 de la Constitution, le premier ministre a délivré ce 30 janvier 2026 son Discours sur la situation de la Nation (DSN) bien sûr à N-1. Quel est l’état du Burkina en 2025 et quelles perspectives se profilent à l’horizon ?
Priorité à la priorité pour faire tautologie, la lutte contre le terrorisme a été l’entame du DSN long de 52 pages. A ce sujet, on apprendra que la lutte sans merci menée par les FDS et VDP aura permis à la date du 31 décembre 2025 de réinstaller 1 160 935 personnes dans 871 localités des citoyens qui avaient fui leurs maisons lors des attaques. 72 préfectures, 600 structures éducatives et 38 formations sanitaires ont également été réinstallées. « Le Burkina Faso avance avec détermination vers le développement et la reconquête de son intégrité territoriale » a affirmé le PM. A ce jour, près de 74% du territoire sont reconquis.L’année 2025 c’est aussi des indicateurs macro-économiques au vert avec 6,5 % de croissance contre 4,8 en 2024.
Rompre avec un schéma passéiste qui a montré ses infirmités et son horizon telle est l’essence de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo. 2025 a vu aussi la rationalisation des dépenses publiques qui aura permis d’économiser par exemple 478 millions sur l’électricité et l’eau et 621 millions sur les baux administratifs. Érection d’usines qui ont étoffé le tissu économique avec 11 nouvelles unités industrielles – campagne agricole 2025-2026 avec plus de 7 millions de tonnes de céréales – une Initiative présidentielle pour la santé qui a accouché entre autres de 35 Centres de santé et de promotion sociale (CSPS) transformés en centres médicaux communaux et lancement de 5 services d’anesthésie- réanimation… l’année écoulée aura été riche en progression sur les chantiers du développement.
Et que dire de cette diplomatie de convenance qui a fait place nette a celle de la souveraineté. De plus en plus, il n’est plus question de courber l’échine face à des oukases diplomatiques fussent ils d’un puissant pays. L’heure est à la diplomatie du respect mutuel et à la non- ingérence dans les affaires intérieures du Burkina Faso.Le foncier n’a pas été oublié . Objet de litiges et de dissolvant social, la sécurisation de ce domaine par l’Etat est une réalité . Avec 186 000 refences cadastrales par exemple . UNE
La rédaction


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