Jean-Pierre Lacroix en RDC    : Quel rôle pour la MONUSCO à l’Est ?

Jean-Pierre Lacroix en RDC   : Quel rôle pour la MONUSCO à l’Est ?

Déplacement de routine pour le secrétaire général adjoint chargé des opérations de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix en RDC, pour normalement s’enquérir de la situation politico-militaire mais aussi de l’existant au niveau de la MONUSCO.

Sauf que c’est tout sauf une visite de terrain normale au regard des réalités et des tendances lourdes qui se dégagent de ce pays englué à  l’Est dans un interminable  conflit aussi inextricable que meurtrier !

Un séjour aux allures de tour de table et tour des problèmes. A commencer par le brûlot de l’Est . Le haut responsable se rendra bien à Béni que les gens commencent à coller le sobriquet de « Béni-la-maudite » où le M23 s’était installé avant de s’en aller si l’on peut parler ainsi. Pas question pourtant de s’aventurer à Goma où les hommes de l’AFC-M23 y sont bien installés et régentent la ville.

Brainstorming avec le pouvoir, les opposants, la société civile et les religieux notamment la CENCO et l’ECC. L’objectif est de trouver une paix à l’Est du pays lequel malgré les mille et une réunion à Luanda et Nairobi et maintenant à Lomé, sans oublier l’Accord de paix signé le 4 décembre 2025 à Washington. En droit de tous ces efforts l’introuvable paix est toujours une donnée prégnante en RDC.

Et il y a également les querelles byzantines qui polluent le contexte national avec actuellement le chef de l’Etat Félix Tshisekedi et son devancier qui ne veulent plus se voir en peinture !

Quel rôle peut encore jouer la MONUSCO dans cette RDC ballottée par tous ces vents contraires ? Essayer d’abord de regagner la confiance des Congolais qui acceptent ces soldats de la paix à contre cœur compte tenu de faits regrettables commis par ses hommes mais aussi de par leur relative inefficacité due à leur mandat.

Considérée de nos jours par les Congolais comme une force d’occupation, la MONUSCO peine à se dépêtrer d’une image de « présence inutile » ou qui fait le minimum syndical.

Requinquer une troupe de soldats de la paix, lustrer leur image écornée, faire écouter des protagonistes voire des ennemis d’un pays, il est évident que ce n’est pas au détour d’un tel séjour que Jean-Pierre Lacroix pourra régler tous ces problèmes d’une baguette magique.

Mais déjà, il ajoute un grain de sel de l’ONU au concert de toutes les nations et organisations au chevet de la RDC même si pour certains, c’est juste pour des intérêts bassement mercantiles les victimes et les catastrophes humanitaires passent après.

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