Marche pacifique du Collectif contre les bavures policières au Sénégal : Un électrochoc politico-sécuritaire nommé Abdoulaye Ba

Marche pacifique du Collectif contre les bavures policières au Sénégal : Un électrochoc politico-sécuritaire nommé Abdoulaye Ba

C’est moins le nombre de personnes qui ont battu le macadam ce samedi 21 février 2026 du Casino Liberté 1 au Rond-point Jet d’eau, c’est moins cette considération qui importe que la qualité et la cause pour lesquelles elles ont marché. Ils étaient en effet quelques dizaines, le Jeûne du ramadan expliquant cette désaffection, quelques dizaines donc regroupés au sein du Collectif contre les bavures policières créé au lendemain de la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba à manifester pacifiquement encadrés par des  policiers pour dire Basta aux bavures des sécurocrates sénégalais.

« Vérité et justice » « Non à l’impunité et à la violence » « justice pour Abdoulaye Ba » pouvait -on lire sur les pancartes de ces marcheurs composés d’étudiants, de personnalités de la société civile et de … militants du PASTEF !

Faire la lumière sur le cas devenu emblématique d’Abdoulaye Ba, mais dire aussi aux autorités de se pencher sur d’autres cas commis par les hyperzélés de la police qui font ces débordements qui ne peuvent retomber que sur le pouvoir PASTEF. Car on aura remarqué que si les autorités ont promis de faire la lumière sur ce décès de l’étudiant quid des policiers indexés dans cette affaire et même du viol du campus social ?

Cette marche contre l’impunité suite au décès de l’étudiant Abdoulaye Ba met en lumière l’ombre d’un doute sur les déclarations du procureur qui a invoqué une mort par suite de chute de son immeuble de la résidence universitaire ! A minima, les marcheurs ne croient guère à cette logorrhée sinon qu’ils sont convaincus sur c’est une… bavure policière étant donné que des vidéos d’étudiants circulent montrant les forces de l’ordre sur le campus et même dans les résidences estudiantines !

Électrochoc policier d’abord que constitue cette marche car sous les régimes de Wade et Sall l’opposition et la société civile n’ont eu de cesse de dénoncer ces actes dépassant la force légale publique.

C’est là aussi que s’incruste le volet politique de cette marche : la présence de militants du PASTEF qui ont donné de la voix assez véhémente pour signifier qu’ils n’auraient pas imaginé un seul instant que ce pouvoir issu en partie du combat des jeunes dont les étudiants, auraient retourné les baïonnettes contre les locataires du temple du savoir.  Un Sonko premier ministre et ces graves événements surviennent sur le campus sénégalais ! Impensable ! C’est un marqueur lourd de conséquences. Et il est grand temps que le duo Faye- Sonko se réconcilie avec ces jeunes qui l’ont porté au pouvoir dans une atmosphère de bras de fer très difficile. Il est temps que le pouvoir PASTEF rompt avec les us et coutumes qu’ils ont dénoncé et sur lesquels ils ont surfé pour conquérir le pouvoir. La jeunesse responsable a souvent la mémoire longue.

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