DSN réélu pour un 5e mandat avec 94, 82% : Indignez-vous la Françafrique y est toujours !

DSN réélu pour un 5e mandat avec 94, 82% : Indignez-vous la Françafrique y est toujours !

Quand on prend l’Histoire à rebours, ces 40 ans de pouvoir de Denis Sassou-Nguesso (DSN) auxquelles s’ajoutent les années de ce 5e bail, il n’y a ni surprise, ni scandale et pas de quoi s’indigner, en tous cas pour l’aspect maintien au pouvoir : c’est un des représentants achevés de la Françafrique !

Rappelons pour les amnésiques qu’en 2014 alors que François Hollande enjoignait Blaise Compaoré à partir, joignant sa voix à celle de la vox populi burkinabè, et lui proposant même comme lot de consolation, la tête de l’organisation de la Francophonie, le même Hollande disait que DSN pouvait se représenter à sa propre succession à l’époque. Ces dirigeants qui ont servi la France, que celle-ci rejette ou maintient selon sa grille d’intérêt est l’illustration même du cas congolais. De Elf à Total, il y a eu, il y a eu et il y aura toujours DSN, socialisant dans les années 70-80, mais qui revint vite sur le plan économique aux réalités du capitalisme. DSN est un ami de la France, outre cette qualité, « l’éléphant » régente le Congo d’une main de fer dans un gant de velours.

En 40 ans de, il a su créer le vide politique autour de lui, et s’est rendu maitre du Congo et incontournable dans la sous-région et partenaire fidèle de cette ex-Métropole qui le lui rend bien. Quand survint la traversée du désert du temps de Lissouba (1992-1997) c’est bien à Paris qu’il effectua son exil avant de revenir triomphalement à Brazza, après la forcément guerre civile. Pointe Noire gorgée de pétrole a été l’assurance-vie (en plus du fait qu’il est quand même général) de cet homme calme, et déterminé, seul maitre à bord du rafiot congolais qui sentent bien l’odeur de cet or noir, mais croupissent dans la misère. Une lecture objective de cette réélection de DSN montre qu’il coche toutes les cases pour rester ad vitam aeternam, selon la grille de la France qui s’en accommode, critique, met en lumière sa mal gouvernance, brandit de temps en temps cette éternelle affaire des Biens Mal Acquis (le coup a été longtemps fait à Bongo père) mais tout cela retombe comme un soufflet, et DSN sera toujours là.

Selon que vous aurez le pétrole ou pas, selon que vous serez un dirigeant sur lequel la France peut compter, vous serez réélu, même si ce logiciel français heurté par les pays de l’AES a pris un sérieux coup. A 82 ans, toujours bon pied bon œil, voici venir les jours de DSN, réélu pour un 5e mandat, et la France et autres partenaires via certains médias critiqueront cet interminable règne, mais in fine, c’est un blanc-seing qui est décerné. Cette politique du grand écart est valable au Cameroun, Congo-Brazza pour ne citer que l’Afrique centrale. Tant qu’un dirigeant de l’ex-pré carré français arrive à tenir face à son peuple, même brimé, il demeure fréquentable, surtout s’il rend bien des services. Bon vent à DSN, car après tout ça signifie qu’il n’y a pas d’alternative par l’alternance.

Aujourd’hui au Faso

 

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